‹ Le Paragangliome SurrénalChapitre 20 sur 26 · PLANCHE X · texte numérisé non relu

PLANCHE X

F16. 1%. — Paragangliome malin. Cheval. Surrénale, partie centrale. Chché Jeantet.

Fi. 15. — Paragangliome du mouton. Aspects rappelant la topographie de la zone fasciculée. (Cliché Jeantet.)

A. PEYRON | w KES 2 ” PLANCHE XD

FiG. 16. — Paragangliome malin. La tumeur, refoulant les travées du cortex, entre en contact avec la zone glomérulée et la capsule conjonctive. (Cliché Jeantet.)

FiG. 17. — Paraganglione malin. Mélastase ganglionnaire. (Cliché Jeantet.)

A. PEYRON PLancue XII

69 C.CONSTANTIN

— Paragangliome malin. Noyau pulmonaire (les cadres désignent les figures suivantes).

Lf

Fic. 19. — Fort grossissement d'un des points de la figure précédente (cadre voisin de la bronche).

de fixalion dues à la vulnérabilité extrême des corps cellulaires. Ainsi, la figure 5 de notre Mémoire de 1912 présente une vacuolisation dans laquelle prédomine certainement la cytolyse. Au contraire, les figures 7, 8, 9 et 10 correspondent pour nous à des dispositions physiologiques. A la périphérie des grandes vacuoles on en voit de plus petites, qui se fusionnent et s’accolent. Ailleurs, des vacuoles, très variables de forme et de taille, sont séparées par des cloisons de granulations plus ou moins foncées, destinées à disparaître progressivement.

D'une façon générale, les vacuoles sont particulièrement nettes au voisinage de l’endothélium à travers lequel transsude le plasma sanguin.

Novaux.

Les noyaux ont des caractères très variables. On connaissait déjà, à l’état normal, les variations de chromaticité observées par Grynfeltt dans les organes chromaffines des Sélaciens et des Amphibiens; elles sont ici beaucoup plus marquées. A côté de noyaux pourvus d’un réseau chromatique dense et serré, on voit des noyaux hypochromatiques avec un ou deux nucléoles qui paraissent isolés dans un karyoplasme d'aspect particulier. Des formes plissées et plurilobées sont fréquentes: signalons la forme en méduse : un noyau, à face convexe et régulière, donnant par sa face concave un grand nombre de prolongements pédiculés qui s’effilochent dans le cytoplasme. Dans ces noyaux à hernies on trouve ordinairement un nucléole hypertrophique accolé à la face interne de la membrane; les amitoses abondent dans les bandes syncytiales.

Mais la notion la plus importante est la disparition du noyau par la pycnose, ou quelquefois par karyolyse dans les cellules en cours d’excrétion. Mulon l’a décrite et figurée avec plus de précision que nous-même dans le paraganglion normal; il faudrait se garder d'y voir une forme nucléaire pathologique.

Ajoutons enfin la rareté et même l'absence de noyaux dans certains points qui sont, au contraire, riches en enclaves chromatiques.

ENCLAvES.

On trouve dans les vacuoles ou en dehors d'elles, des enclaves d'origine variable : les unes cytoplasmiques, les autres nucléaires.

a) Enclaves d’origine cytoplasmique.

On observe tous les intermédiaires, d’une part entre les petites et les grandes enclaves, comme pour les vacuoles, de l’autre entre les enclaves chromaffines et celles qui ne le sont pas, constatation importante pour établir leur origine. La série des figures 6, 7, 8, 9, 10 et 11 de notre Mémoire de 1912 permettait d'observer toutes ces transitions. Chez le cheval on peut suivre la disparition progressive de la chromaffinité; le stade ultime est un aspect homogène éosinophile; il est suivi par la dissolution de l’enclave dans la vacuole. Lorsque l’enclave a disparu tout à fait, on est conduit à penser (chez le cheval) que la vacuole, complètement vide ou cloisonnée, par des cloisons granuleuses, figure l’origine des lacunes axiales de Lydia Félicine. La signification de ces enclaves est pour nous la suivante ; elle résulte d’une fusion ou dissolution des granulations et représente une phase physiologique d’excrétion vacuolaire.

Trompé par la forme arrondie et les dimensions de certaines enclaves éosinophiles, un auteur allemand, Oberndorfer (1), avait émis l'hypothèse pour les cellules chromaffines d’un rôle globuliphage. :

On doit manifestement l’écarter en raison des variations de dimensions de ces enclaves, et de leurs rapports avec les grains chromaffines.

b) Enclaves d'origine chromatique.

Nous les avons figurées dans notre Mémoire de 1912. Elles sont constituées par des masses ou grumeaux sidérophiles les

(L) Oseknporrer, Ueber Untersuchungen an Nebennieren. Congrès.des pathologistes allemands. Leipzig, 1909.

OT

uns allongés, irréguliers, étirés, les autres régulièrement sphériques el réparis autour du noyau dans de petites vacuoles cyloplasmiques. Dans ce dernier cas sont réalisés des aspects pyrénosomiens rappelant ceux décrits dans les expulsions nucléolaires par Vigier et Launoy, et que nous avons signalés avec M. Alezais dans l'hypophyse normale. Toutefois ici nous n'avons pu observer en aucun point l'expulsion de produits chromatiques.

Ces enclaves correspondent certainement à celles qui ont été décrites avec précision par Colson dans le parenchyme médullaire de chauve-souris, et qu'il assimile aux pseudo-chromosomes de van der Stricht (1).

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