‹ Le paraspasme facial bilatéralChapitre 18 sur 24 · ANSE". NE · texte numérisé non relu

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gique, d'origine centrale ou périphérique, associé au paraspasme facial.

Cependant, dans le cas publié par MM. H. Roger et À. Crémieux, les spasmes faciaux les plus intenses s’accompagnaient de petits déplacements de l'index et du pouce, à types de pianotement, et le réflexe de posture du jambier antérieur était un peu exagéré d'un côté.

D'autre part, dans le cas d’'Heuyer et M" Rondinesco, la malade présentait un tremblement massif diffus, de type parkinsonien sans hypertonie, mais avec perte de l’automatisme de la marche à droite.

Si la localisation au domaine du facial est habituellement exclusive, le spasme peut exceptionnellement déborder ce territoire, Dans le cas de Laignel- Lavastine et Guyot, la langue participait aux mouvements convulsifs (et peut-être même les muscles pharyngés en raison de la sensation de constriction pharyngée éprouvée par la malade. Chez la malade d'Heuyer et M” Rondinesco, les muscles de la nuque, le sternocléido-mastoïdien participent au spasme.

Chez la malade présentée par MM. F. Rathery et Sigwald, il y a participation des muscles des globes oculaires et du pharynx.

Il est exact de faire remarquer que la malade de MM. Rathery et Sigwald présentait quelques variantes d'avec les autres cas de paraspasme : ses crises étaient rares, on pouvait les déclancher à volonté et la contracture était surtout tonique. Néanmoins, il s’agis-

sait bien d’un paraspasme bilatéral.

Au point de vue évolution. elle est à peu près toujours la même. C’est le bléphorospasme qui commence habituellement, les contractions des lévres et autres muscles de la face suivent. Cependant chez le malade de Laignel-Lavastine et Guyot, les contracons des commissures buccales, accompagnées de contraction pharyngée, furent les premières en date, puis les mouvements gagnèrent le reste de la face et notamment les paupières.

Enfin, quelle est l'étiologie du paraspasme ?

Chez la plupart des malades qui ont fait l’objet de ces observations, on ne trouve pas d’étiologie précise.

La seule circonstance étiologique qui soit commune à six cas sur sept, c'est l’âge avancé des malades : femme âgée de 63 ans (Sicard et Hagnenau), homme de 61 ans (Hagnenau et Gilbert Dreyfus), homme de 65 ans (Laignel-Lavastine et Cuyot), femme de 64 ans (Heuyer et M” Rondinesco), homme de 65 ans (Roger et Crémieux), femme de 60 ans, mais atteinte depuis 20 ans (Rathery et Sigwald). Cependant un des malades d'Hagnenau et Gilbert Dreyfus n'avait que 31 ans.

La syphilis n’a paru en cause chez aucun d'eux : le Bordet-Wassermann était négatif et le liquide Céphalo-rachidien normal.

Cependant la polytéphalite infantile signalée chez la malade de Roger et Crémieux a incité ces auteurs à faire un traitement antisyphilitique.

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