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Sicard s'est donc demandé si, à côté de la motricité cérébro-spinale, transmise par le nerf facial, il n’y aurait pas place « pour une autre motricité, ici déviée, ou transformée, ou modifiée, ou adoptée », pour une « motricité d’un point sympathique ».
Au cas où l’on placerait l’origine du paraspasme facial bilatéral dans les noyaux gris du mésocéphale ou dans les territoires nerveux avoisinants, « ne peuton supposer une incitation motrice spéciale, partie de ces régions et aboutissant à la niusculature de la face par des voies différentes de la voie classique cérébrospinale » ? 6
Cette hypothèse de Sicard au sujet d’une innervation sympathique faciale ne se vérifie-t-elle pas pour certains muscles de la face comme le releveur de la paupière supérieure ? Ne connaît-on pas le ptosis parfois assez accusé, qui accompagne le syndrome de Claude Bernard-Horner Leriche n’a-t-il pas utilisé le ptosis qu’entraîne la section du sympathique cervical pour obvier à la lagophtalmie gênante et rebelle de certaines paralysies faciales ?
A côté de cette innervation motrice faciale, aujourd'hui bien -classique, par le sympathique périphérique, par le sympathique cervical, ne peut-on imaginer une innervation motrice faciale, dépendant du sympathique central, soit de ses centres bulboprotubérantiels, soit de ses centres thalamiques ou sousthalamiques. |
Enfin, le rapprochement fortuit chez la malade présentée par MM. F. Rathery et Sigwald de deux
RS D Due
affections d’étiologie obscure et discutée ne permet-il pas d'envisager une origine commune à l’une et à l’autre ? Il est permis d'ébaucher cette hypothèse, car un trouble endocrinien existe chez cette malade qui peut servir de substratum à des manifestations cliniques aussi distinctes. ;
Quelle est la pathogénie de l’érythromélie
Toutes les hypothèses envisagées ne tranchent pas le problème, aussi range-t-on habituellement dans le groupe des ecto-sympathoses l’érythromélie, apparentée d'une part à l’érythromélie, apparentée d’une part à la sclérodermie. Le sympathique joue certainement un rôle important; en effet, les modifications de la chromaxie sont régionales, ni radiculaires, ni nerveuses périphériques; elles correspondent au trouble vago-moteur cutané. D’autre part, l'existence du paraspasme facial, dont l'origine sympathique semble probable, vient confirmer cette interprétation.
La recherche des chronaxies, en montrant leur caractère normal dans le territoire du paraspasme, affirme l'origine centrale de ce paraspasme. Si elle était périphérique, les chronaxies seraient augmentées.
Quoi qu'il en soit, la réunion de ces deux affections plaide en faveur d’une origine nerveuse, peutêtre sympathique : le terrain de cette malade (obésité, hyperglycémie, hypercalcémie) n’est peut-être pas indifférent.