ACTE II
MADHLKINE.
Non, mon frère, vous n’aimez pas,
Non, nou, niop frère, vous ii’uimuz pas !
LA PIGEONMÈRE, parlé.
licüutez-mui...
MADELEINE
Non, vous n’aimez pas.
Non, vous n'aimez pas!
LA PICEONNIÉRE.
Je VOUS dis que j’aime, que je suis adoré.
MADELEINE, allant s'asseoir en face de la cheminée.
Laissez donc, si vous étiez adoré, j’aurais un neveu; vous me l’aviez promis.
la PICEONNIEIKE.
Je vous le promets encore.
MADELEINE
Je ne vous céois pas.i. à moins que^;.
LA PIGEONMÈRE.
A moins que?
MADELEINE
Écoutez, Jérôme. L’autre jour, j’ai été à la Comédie, et j’ai vu Georges Dandin....
LA PIGEONNIÈRE.
Eh bien?
Madeleine, sc levant.
Lh bien, voilà votre affaire.
LA PIGEONNIÈRE.
Moi dandiné! Ah! par exemple, j’en rirai longtemps. Écoutez, sœur chérie, vous êtes mon aînée de cinq minutes, et je vous dois le respect; mais franchement, vous êtes un peu toquée...
MADELEINE
C’est vous qui battez la breloque... Ah çà! est-ce qu’on ne la verra pas bientôt cette merveille de belle-sœur?
LA PIGEONNIÈRE.
Elle est à sa toilette, pour paraître devant vous dans toute sa beauté.
MADELEINE
C’est çà, elle va faire avec moi sa grande dame, sa mijaurée.
LA PIGEONNIÈRE.
Mais, non ; mais, noU.
MADELEINE
Vertudieu! qu’elle y vienne, elle verra qrie Madeleine Canardeau ii’a pas sa langue dans sa poche.
LA PIGEONNIÈRE.
Vous en rafflolerez comme moi.
MADELEINE
Faudra voir... En allendant, je suis éreintée : deux cents lieues en berlingot, moi qui n’ai jamais l'ait que le voyage de Paris à Nanterre, dans un coucou. . Je meurs de faim, j’étrangle de soif; avant de faire un bon somme, je prendrais bien quelques petites choses.
LA PICEONNIÉRE.
On va vous servir du chocolat dans voire appartement; je vais donner des ordres, (il sort.)
MADELEINE
Pas de chocolat, ça sent la médecine : du petit salé et un morceau de fromage.