SCÈNE III
Les mêmes, LE MARQUIS DE LA PIGEONMÈRE, HÉLÉNE,
UN DOMESTIQUE à grande livrée.
(La Pigeonnière entre par le fond en donnant le bras à sa jeune femme. — Ils achèvent une promenade. — Helèpe porte une ombrelle. — Le domestique les suit.)
LA PIGEONNIÈRE.
Ah! voyez donc, marquise, quel délicieux tableau... Mariolle, notre gentille Mariàle, qui bat le fer avec Guillaume.
HÉLÈNE
Monsieur le marquis, dans un bon ménage, la femme doit aider son mari.
MARIELLE. Elle qoitte la forge et fait plusieurs révérences.
Bonjour monsieur le marquis! bonjour Madame! (Raoul s‘é*
loigue en regardant Hélène. — II reste sur le troisième plan.)
GUILLAUME, en saluant.
Monsieur le marquis, de tout mon coeur...
MARIELLE.
Madame la marquise vient de faire sa promenade de tous les jours?
RAOUL, i part.
On ne m’avait pas trompé, je devais bientôt la voir.
HÉLÈNE
Notre promenade a été phls longue qu’à l’ordinairej aussi je me sens un peu fatiguée.
LA PIGEONNIÈRE.
C’est la faute de cette maudite poste qui est ah bout du village.
HÉLÈNE
Je gagerais bien que votre sœur n’arrivera pas aujourd’hui!
LA PIGEONNIÈRE.
Cela me surprendrait. Il y a si longtemps qu’elle . d^ire vous voir, vous connsdtre, chère amie.
MARIELLE.
Si madame ]a marquise voulait entrer chez nous pour se reposer un peu ?
HÉLÈNE. >
Merci, Marielle!
GUILLAUME
Nous pouvons encore offrir à Monsieur et à Madame autre