DIN-DON
Le carillon que l’insomnie écoute, Sur les toits bleus, sous la nuit froide égoutte Les chants confus aux métalliques sons
Dont la voix dure écarte les frissons Des voiles blancs qu’à l’angle des maisons Les revenants accrochent dans leur route...
Et le bourgeois dort en sécurité.
Sous le réseau d'harmonie abrité, Dont l’air connu le rassure et l’effleure..
Le carillon, exorciste du leurre, Sur le sommeil égrène avec bonté, Le chapelet mélodieux de l'heure.
Et sur les toits que sable de mica La lune bleue, on croit ouir qui pleure Un son vitreux d’énorme harmonica.
TX