‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 3 sur 229 · SUR CE LIVRE. ITT · texte numérisé non relu

SUR CE LIVRE. ITT

S'emplissent parfois de larmes lorsqu'ils ont vu un corps d'enfant roulé par les lourdes lames de la mer de Bretagne ou que défile lentement la pompe funéraire de quelque jeune amour royal.

Le Symbole n'a rien d'obscur. Ariel et Caliban, c’est le révé ou le rire qu’excitent tour à tour la beauté, la tristesse de la nature et le pese tou- Jours divers de la bétise humaine.

Que dire du poète que l'on ne sache déjà? Plus fameux par les excès de son talent, que par son talent méme, il n'est pas de ceux qui peuvent agréer à tous. Il charme, il étonne, il irrite. Il ne saurait être indifférent. Ce qu'on n'a pas assez dit, c'est qu'ilest essentiellement traditionnel et, par le génie aussi bien que par le sang, de la plus vieille veine francaise. C'estun Gallo-Romain, Sidoine ou Fortunat, un jongleur, un trouvère, un bateleur de rimes. Comme eux, il a l'ivresse du mot, la folie de la consonnance. Nerveux et énervant, il se plaît à jongler avec les syllabes, à les doubler, les tripler, les quadrupler, jusqu'à les entrechoquer exaspérément. Ces jeux, ces caprices et ces colifichets d'esprit, le luxe parfois puéril des énumérations, les monoloques d'Ariel ou de Caliban et leurs dialoques d'un ton qouailleur ou dogmatique, une élégante raideur qui ne va pas sans quelque séche-

resse,m'ont,en plus d'un endroit, rappelé, avec une

Moralité è et 171 Mystère

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