BAROMÈTRE
« Le paradoxe est fort. »
Or fuir le soleil et les fleurs,
Laisser [a France et ses chaleurs
Pour la plus déplorable Suisse Qui voir se puisse.
Or quitter Paris et Pantin
Pour se coucher comme un pantin
Dans le tiroir d’un sleeping-car C'est triste, car
La raison de {ous ces exils,
De ces ostracismes subtils
Que l’on grave à pointes d’aiguille Sur sa coquille ;
C’est le paradoxe incroyable
De voir l'hiver, son train, le diable,
Et pluie, et neige, et grêle, et tout, Dans le mois d’août.