‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 53 sur 229 · BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE

« Le paradoxe est fort. »

Or fuir le soleil et les fleurs,

Laisser [a France et ses chaleurs

Pour la plus déplorable Suisse Qui voir se puisse.

Or quitter Paris et Pantin

Pour se coucher comme un pantin

Dans le tiroir d’un sleeping-car C'est triste, car

La raison de {ous ces exils,

De ces ostracismes subtils

Que l’on grave à pointes d’aiguille Sur sa coquille ;

C’est le paradoxe incroyable

De voir l'hiver, son train, le diable,

Et pluie, et neige, et grêle, et tout, Dans le mois d’août.

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