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Ces grelots dont le vent s’alize Sont les carillons de ces monts, L'air que font Amsterdam et Mons Pleuvoir ‘du clocher des églises
L’Engadine pour nous le fait Monter du col de ses aumailles Enfermant de sonores mailles Le pic, le lac, l’homme, le fait.
Mais qui dira le chant liquide L’atmosphérique ralliement
Le baiser terrestre et fluide
De l’air et des airs par moment,
Quand l'aube est à peine levée Le bruit à peine ébruité
Et que cette gamme irrèvée, Molle, irréelle, controuvée
Et folle à perpétuité
S’y répand eu rythme pluité.
Folle à lier et qu’on délie Qui sur la campagne se plie Et déplie et confusément.
Et nettement, harmoni-flûte Harmonica qui vibre et lutte Jusques avec le firmament
Où sont encore des étoiles Argentines, claires, sans voiles Doux grelots de l'obscurité Dont on se demande : serait-ce Pas d’elles sans qu’il y paraisse, Que vient cette sonorité.
Tintinnabulis de planètes, Sonnailles d’astres aux voix nettes, Lumineuses, faites de jour,
Manne de bruit qui chort de l’ombre Du pays où c’est un le nombre,
La clarté, l’arôme et l’amour.
La cloche seule
Des longs troupeaux Rompt l’ennui veule De mon repos.
Et ses parlottes Aux tons légers, Valent les glottes Des étrangers.
Les roses ne peuvent y vivre
Elles n’y naissent même pas; Et c’est curieux de les suivre Passer là de vie à trépas.
Les boutons que l’on empaquête D'ouate pour venir parer
Le bataillon de la coquette Commencèrent par expirer.
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Pendant que ce climat chouchoute Son œillet hypertrophié
Durcit, aguerrit, caoutchoute
Son pétale déifié
Qui coud sur le névé morose Son pompon pimpant et fourni Comme un bouton de satin rose Sur un Pierrot de Gavarni.
Les roses ne peuvent y naître, Elles n’y vivent même pas C’est amusant de voir leur être Passer Là de vie à trépas.