SCÈNE VL Lis Mêmes, KERNOEL
JOCELYNE,
Ainsi, vous y consentez... je vais chercher Kemoël... kernoel, arrêté par Michel Glati qu'il ne reconnaît pas.
Jocelyne 1 Jocelyne !
JOCILYKI.
Cette voix... c’est lui !... — Ah ! Dieu me dit qu’il est sauvé 1 (Elle se précipite par la porte de gauche et entre au jardin.)
Mac Tnivon, vivement à lui-même.
Sauvé... mais c'est le perdre, au contraire! Sa folie seule le protège. — Non, non, impossible! (Il court à un« glace placée dans le pavillon, et remet ses faux cheveux et su favoris . Pendant ce temps, Jocelyne a couru au devant de Kernoel et ta pris par la t nain.)
JOCSLYSS, rentrant dans le pavillon avec Kemoël.
Viens, viens... ne tremble pas ainsi. C’est moi, je suis là... Lève les yeux... regarde cet homme... Le reconnais-tu?... ( Mac Trésor se retourne. (Il a repris ta physionomie de sir William ) Ah!... — J'avais oublié que mon père s’appelait Maugans! (Elle passe à droite avec Kemoël.)
Michel clatz, qui a avancé la tête pour voir ce qui se passe.
Allons, il est plus sage que je n’osais l’espérer. (Il referme la porto.
KBIHOIL.
Cet homme... (Æoj.) Jocelyne! Jocelyne! — Ecoute... ne pleure nas. — Il faut se soumettre à Dieu. — Ecoute, que je te Lise... On doit venir me prendre quand les vêpres sonneront... Le démon étendra ses grandes ailes lunèbres... et toutes les cloches de Pen-Marc’h commenceront de se lamenter... Kemoël ! Kernoél ! diront les cloches, Kernoèl! .. Mais Kemoël ne les entendra plusl (Il dit cela avec du larmes dans la voix.)
«AC TAÊVOt.
Dis plutôt le perdre; car lui rendre la raison, c’est le traîne*
aux assises...
JOCSLTÜV.
Non pas, si vous parlez.
MAG TRÊVOR.
Si je parle, je meurs ! (A vec une violence soudaine.) Mais , tu ne sais donc pas que j’appartiens au bourreau I errnoel, avec un cri d'effroi.
Ali ! le bourreau ! Laissez-moi ! laissez-moi ! Le voilà ! — rouge... sanglant! — Jocelyne... Jocelyne... il approche... il va me tuer ! (Se réfugiant dans les bras de Jocelyne.) Oh 1 ne m'abandonne pasl
«AC TRÊVOR.
Ah ! je suis un lâche! Mais je t'ai revue, et maintenant i’ai jjeur de mourir. Ecrire? on ne croira pas à ma lettre. Que faire, mou Dieu! que faire?
Jocelyne, abritant Kcrnoël de ses bras.
Rien. C'est fini. Il n'y a rien à faire. — Partez, fuyez ! qu'on ne vous découvre pas ici...
MAC TRÊVOt.
Que ne parlcs*tu, toi? Ce mot que je n'ai pas le courage de dire... eh bien... dis-le, venge ta mère !
jocblyrb, avec éclat .
Je ne sais pas tuer... moi !
eernoel, lui posant la main sur la bouche.
Silence! ne l'arrête pas... car il sait tuer, lui; c'est le bourreau!
bicubl glatz, entr'ouvrant la porte.
On vient!
kernoel, s'échappant.
On vient! Ah! c’est fini... La mort m’appelle! Cloches de IV n-Marc'b, pleurez ! (Il tombe astts sur une chaise frissonnant et
nu.)