‹ Le pardon de Bretagne drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 80 sur 89 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

PTIT-BRRÎ, GGÉMNEC, Pallies «ntToas; mit CHAVANNES BOBUEUF , BUSE LINON, >1* vfeMunl hmt trou par h gauche.

f'tit-birt.

Quand je vous dis, vous autres, que c’est par la route do Vannes qu'ils arrivent, les Arzonnais. Sais-tu ce que c'est, toi, que lus Arzonnais ?

OOÉBINIC.

Les Anonnais? c’est., les Arzonnsis.

p'tit-ibrt.

Que t’es bête ! — Les Arzonnais sont les enfants d’Arzon, les (leux, et les arrière -petits-fieux des matelots qui se sont battus contre lcs-z-Hollandais ; — autrefois, il y a longtemps, va ' — et qu’ont été sauvés, parce qu’ils avaient tous rirnage de sainte Anne & leur chapeau. Et v’IA pourquoi qu’ils font chaque année une procession, le jour du Grand-Pardon de Sainte-Anne. (// salue avec componction.)

GUËRINBC.

C’est ça; allons A la rencontre des Arzonnais.

F'TIT— BZRT.

Et pis ensuite, nous reviendrons pour voir le mauvais gars de Kernoêl qu'est depis à ce matin là-haut dans la chapelle avec la Jocelyne, qui l’a suivi à Paris ; vous savez bien, Jocelyne la Goutte de Sang, Jocelyne Maugars, la fille du démon de Pen-Marc’h (Tous se signent.) Il parait qu’à ce matin on doit l'exorciser, li, Kernoêl, parce qu’il est fou, & ce qu’il dit. ii ose linon, s'approchant.

Dites- moi, mon ami, û’est-ce pas ici que doit avoir liou la cérémonie?

F'fiT-BmT, la reconnaissant.

Tiens, tiens, tiens ! — Je vous reconnaissons ben, madame. C’est à vous qu’il a volé autrefois la p'tite boite, et à moi les deux louis de récompense. Ah bon ! ça n’ la pas contenté, allez I Il S’est ensauvé à Paris, où il a fail le grand seigneur, et oti ce qu’il a volé des billets de la Banque... (Plus bas.) et que je cra:B que Jocelyne en a p't-étre ben un brin après les doigts, que

j’dis Oh! mais moi, j’ons fait vingt lieues à c’te nuit pourvoir Kernoêl. avec les gendarmes, qui le tiendront là. au collet, et les gens de la justice qui y seront, et m’sieu le maire, avec son écharpe, comme pour les grands criminels..! — Hé I Guérinec, viens donc. ! Hé ! les autres.— Nous reviendrons avec les Arzonnais. Ohé! ohé! ohé!

CttAVAitnes, te prenant à part .

Dis donc!

p’tit-bict.

Hein?

CtlAVANNtS.

Si tu rencontres deux mendiants avec des mouchoirs rouges

sur la tête, dis-leur de venir me trouver ici devant l’église.

Ce sont des pauvres A qui j’ai promis quelques secours. Tiens! voilà pour toi.

p’ttT-IBRT.

C’est bien, not’ maître; on leur-z-y dira. — En route, les enfants ! en roule I

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