‹ Le pardon de Bretagne drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 81 sur 89 · SCÈNE n · texte numérisé non relu

SCÈNE n

CHAVANNES, ROSB LINON, BOBCEUF; nosB linon, à Bobceufn

Je vous dis que je veux le voir.

tomEur.

Eh! vous êtes follet

„ , . *»SE LfHOfl.

Monsieur !

soBœtir, d Chavanne».

Dirais-tu qu’elle veut à touto force demeurer ici pour assister a la cérémoniel Après ce qui s’est passé... c’est inconvenant!

CHAVANNES

Eh mais! n’as-tu pas consenti toi-même à conduire ici, à Auray. notre charmante Rose qui brûlait do voir le Grand- Pardon do Sainte-Anne.

■ombw.

Oui, oui ; mais j’ignorais que le docteur Blanchard, de son côte, devait y amener son Kernoêl, et s’amuser è faire sur lui des expériences... philosophiques.

NOSB LINON.

Ecoute*, Bobœuf; j’étais malade, désespérée, en proie à un Isolement qui me tuait. Je suis revenue & vous franchement ; je vous ai tendu la main comme à un ami, je ne vous ai rien caché, j ai eu confiance dans votre cœur, vous demandant la liberté de pleurer et de me souvenir. — Soyez bon, soyez généreux. BOBcecr, attendri.

Celte pauvre Rose Linon ! c'est vrai tout de même; c'est vrai, elle est venue nous retrouver à Nantes, où nous étions en train de tout préparer pour nos semailles d’hultres, une vaste entreprise qui doit nous faire gagner des millions; n’esl-ce pas. Cha vannes!

CHAVANNE*.

Parbleu! oui; mais patience !

no si linon, riant t

En effet, vous n’avez encore dépensé que cent mille francs en études préliminaires.

BOBCEUr.

Oui... mais vous oubliez que là-dcssus nous avons acheté un fort joli petit brick d'une voilure supérieure, à ce qu'assure Ghavanncs, et qui va nous servira transporter nos mollusques dans le monde entier, et cela au moyen d’une double cale, au fond do laquelle nous établissons un pare aux huitres (/t paria tout an remontant la scène.)

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