AVANT-PROPOS
L’accueil fait à la Bonne Cuisine française (1) m’adécidé, obéissant aux sollicitations qui, maintes fois, m’en ont été faites, à entreprendre la x)ublication d’un volume d’un prix à la portée de tout le monde, où les productions de la pâtisserie et de la confiserie auraient une plus large place, et spécialement consacré à ces délicates inventions de la gourmandise. L’introduction dans la plupart des ménages des fourneaux dits économiques , où chaque appareil, si simple qu’il soit, a son four, permet à chacun de confectionner quelques pièces de pâtisserie. Combien de maîtresses de rnaison se réservent ce travail et mettent une sorte de coquetterie à offrir à leurs convives des pâtés élaborés avec le plus grand soin, des galettes, des gâteaux pétris par leurs blanches mains! A la campagne, où l’on est souvent privé des avantages des grandes agglomérations, c’est une nécessité; il faut que la dame châtelaine, au moins sa cuisinière, sache faire la pâtisserie.
(1) Un volume grand in-18, prix : 3 fr., chez Degorce-Cadot, libraire-éditeur, 9, rue de Vcrncuil.