MÉCANISME DE L’ÉTHÉRIFICATION CHEZ LES PLANTES
est atteint, peut devenir voisine de la valeur qu’elle acquiert dans la plante, si l’on a soin de faire intervenir un agent, l’acide sulfurique, susceptible de favoriser la déshydratation. Les expériences dont nous résumerons les principaux résultats confirment le fait de la formation des éthers chez les plantes par action des acides sur les alcools. Elles établissent, en effet : i° que les alcools terpéniques qui, sous l’influence d’un acide déterminé, s’éthérifient le plus facilement sont aussi ceux dont les végétaux renferment la plus grande proportion à l’état combiné avec le même acide ; 2° que, pour un même alcool terpénique, l’acide se combinant le plus facilement avec cet alcool est celui dont l’éther est le plus abondant chez la plante.
Dans toutes les expériences dont nous allons donner le compte rendu résumé, l’éthérification a été effectuée en abandonnant à lui-même un mélange d’une molécule d’alcool terpénique et de six molécules d’acide
organique additionnées de de molécule d’acide
sulfurique concentré. On a opéré à o° , pour réduire l’action isomérisante de l’acide sulfurique.
Éthérification du géraniol, du linalol et du menthol au moyen de l’acide acétique. — Avec le géraniol, C10H17OH, lorsque l’équilibre est atteint, au bout de 12 heures, une partie de géraniol s’est déshydratée, et la proportion d’éther est de 63-7 °/0 ; le rapport géraniol combiné 67
géraniol total xoo
Il est intéressant de rapprocher, dès à présent, cette valeur de celle, > du rapport qui existe entre les
mêmes quantités dans Y Eucalyptus MacarthuriD. etM.1.
Le linalol, alcool tertiaire, C10H17OH, se trouve