‹ Le parfum chez la planteChapitre 103 sur 130 · partie à l’état libre , partie à l’état d’éther acétique , à · texte numérisé non relu

partie à l’état libre , partie à l’état d’éther acétique , à

côté d’alcools isomériques et de leurs éthers , dans un

assez grand nombre de plantes.

Les valeurs que peut atteindre, dans les végétaux

renfermant du linalol et son éther acétique, le rapport

alcool combiné . . 1 65 .

— i 1 . --j — sont voisines de . Llies sont donc

alcool total ioo

inférieures à celle, ^ , que peut atteindre le rapport

geramol combine , . , ......

— — ; ■ ■ ; — . Précisément, comme il fallait s y

geramol total J

attendre, la proportion de linalol éthérifiée in vitro est moindre que celle de géraniol. Au moment où l’équilibre est atteint, le rapport

alcool combiné 58

alcool total ioo

Dans le cas du menthol, C10H19OH, on a fait des

, . i , menthol combiné

observations analogues : le rapport

menthol total

a atteint la limite , et on a pu voir précédemment

ioo 1 1

que, chez la plante, ce même rapport peut prendre des valeurs voisines de cette limite.

D’une manière générale, les limites obtenues sont un peu inférieures aux limites correspondantes chez la plante. Dans le cas du menthol, elles sont à peu près les mêmes ; cela provient de ce que , chez la Menthe ,

1 H. G. Smith, t. LXXXIII, p. 5.

MÉCANISME DK L’ÉTHÉRIFICATION CHEZ LES PLANTES 319

on rencontre à l’état d’éthers du menthol, non seulement l’éther acétique, mais encore l’acide valérianique, qui s’éthérifie plus difficilement.

Tous ces résultats concourent à montrer que : i° si l’on fait intervenir un agent favorisant les déshydratations, les choses se passent sensiblement comme dans les plantes en ce qui concerne les équilibres limitant l’éthérification; a° les alcools terpéniques qui, sous l’influence d’un acide déterminé, s’éthérifient le plus facilement, sont aussi ceux dont les végétaux renferment la plus grande proportion à l’état combiné avec le même acide.

Ethérification du géraniol au moyen des acides acétique, propionique et butyrique ; du thuyol au moyen des acides acétique et valérianique . — Lorsque les équilibres ont été atteints, il s’était formé : 68,7 °/o d’éther acétique du géraniol, ce qui correspond à 5o,i °/0 de géraniol combiné; 56,4 % de propionate de géranyle (géraniol combiné : 39,3 ü/0) ; 39,2 °/0 de butyrate de géranyle (géraniol combiné : 26,9 °/0).

On voit que la proportion de géraniol combiné diminue à mesure que le poids moléculaire de l’acide augmente ; cela permet d’expliquer que la valeur du

xasse guère dans

l’essence de Palma rosa (Andropogon Schœnanthus Flück. etHanb.),qui renferme du caproate de géranyle, 8 1

tandis qu’elle atteint -77^7 dans l’essence d' Eucalyptus Macarthuri D. et M.

Avec le thuyol on a obtenu des résultats analogues.

Agent favorisant l éthérification . — En somme, l’éthé-

alcool combiné , , raPPorl alcool total ne del

rification s’opère, chez les plantes, par l’action directe des acides sur les alcools ; elle se trouve favorisée par un agent particulier jouant le rôle de déshydratant.

Cela ressort et des recherches sur l’évolution des composés terpéniques exposées dans ce qui précède, et des observations relatées en dernier lieu.

On sait que, parmi les transformations se produisant dans la cellule vivante, un grand nombre ont été attribuées à des interventions diastasiques. En particulier, bon nombre de phénomènes de déshydratation, unissant entre elles des molécules simples pour donner naissance à des molécules plus complexes, s’effectuent dans l’organisme animal grâce à la présence de ferments. De semblables phénomènes paraissent aussi se produire chez les plantes et peuvent être réalisés in vitro par des ferments : M. Hill1 est parvenu à montrer que la maltase est capable de combiner, par élimination d’eau, deux molécules de glucose; ces résultats ont été confirmés par M. Kohl 2 et étendus à l’invertase. M. Emmerling3 plus récemment a pu, grâce à l’intervention de la maltase, réunir, en leur enlevant deux molécules d’eau, le glucose, l’acide cyanhydrique et l’aldhéhyde benzoïque pour former l’amygdaline. Dans un même ordre d’idées, M. Hanriot4 d’une part, MM. Kastle et Lœvenhardt5 d’autre part, ont mis en lumière la réversibilité des actions lipasiques et sont parvenus à montrer que, dans des conditions déter-

» F. G. Kohl.

2 Hill, 1898, t. LXXIII, p. 634.

3 Emmerling, 1901, t. XXXIV, p. 3810.

4 Hanriot,. 1902, t. CXXXII, p. 146 et 212.

s Kastle et Loevenhardt, 1900, t. XXIV, p. 491.

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