‹ Le parfum chez la planteChapitre 109 sur 130 · PLANTE EN ESSENCE · texte numérisé non relu

PLANTE EN ESSENCE

Ainsi que nous venons de le dire, MM. Charabot et Hébert 1 ont recherché tout d’abord quelle est, de deux plantes, l'une cultivée à l’ombre, l’autre maintenue en pleine lumière, celle qui renferme le plus d’essence. Ils ont opéré sur la Menthe poivrée.

Une plantation avait été faite au début de mars. Le io mai, une certaine surface de terrain fut* protégée complètement contre les rayons solaires. Une partie seulement des pieds privés de lumière résista ; mais la floraison ne se produisit pas. D’ailleurs, la plante ne se développa que très médiocrement. Le 6 août, les plantes témoins et les plantes étiolées furent soumises à la distillation.

La plante ayant poussé à l’ombre renfermait une proportion d’eau notablement plus grande que la plante venue en pleine lumière, observation identique à celle que Bertiielot avait exposée au sujet d’autres plantes.

Les plantes cultivées à l’ombre ne portant pas d'inflorescence, MM. Charabot et Hébert ont voulu comparer leur essence à celle des parties correspondantes des plantes témoins. Ils ont donc distillé séparément les organes verts (feuilles et tiges) et les inflorescences de ces plantes, en ayant soin, dans tous les cas, d'extraire la partie d’huile essentielle restée en solution dans les eaux distillées.

1 Charabot et Hébert, 2, 1904, 3e série, t. XXXI, p. 405; 3, 1904, t. CXXXVIII, p. 380.

A l'état frais, un pied pesait, en ne tenant compte que des parties aériennes :

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