CHEZ LA PLANTE PRIVEE DE LUMIERE
Pour trancher la question de savoir si la suppression de la lumière a seulement pour effet de ralentir la formation de l’essence ou bien d’entraîner sa consommation. il fallait observer les variations subies chez le végétal à partir du moment où il est privé de lumière. MM. Charabot et Hébert1 ont, dans ce but, effectué sur le Basilic ( Ocimum Basil icam L.) les recherches dont nous allons indiquer les grandes lignes.
Un peu avant l’époque de la floraison, au début de juillet, les plantes ont été divisées en deux lots : le premier renfermant les 'végétaux témoins maintenus à la lumière; le second, des pieds de Basilic abrités contre la lumière solaire jusqu’au moment de la floraison complète des sujets témoins, c’est-à-dire jusqu’aux derniers jours d’août.
Au début de juillet, le jour même où l’expérience commençait, la plante fut analysée, et un lot fut soumis à la distillation, de façon à déterminer le poids et la composition de l’essence renfermée dans chaque pied. Puis, la même opération fut répétée vers la fin août, d’une part avec le lot de plantes témoins, d’autre part avec les pieds de Basilic étiolés. Ces derniers, exempts de fleurs, portaient des feuilles d’un vert clair à pétioles allongés.
Tandis que chez la plante témoin l’inflorescence est
1 E. Charabot et A. Hébert, 2, 1905, 3e série, t. XXXIII, p. 580; 3, 1905, t. CXL , p. 455.
prépondérante, chez la plante étiolée il y a prédominance de la feuille, comme chez le sujet normal à un stade antérieur. On constate, en outre, que l’augmentation de poids de la plante étiolée est très faible, et encore porte-t-elle surtout sur l’humidité.
L’extraction des essences a été effectuée par distillation avec la vapeur et épuisement, au moyen de l’éther de pétrole, des eaux recueillies.
Début de juillet
Fin
août
PLANTES TÉMOINS
PLANTES