FONCTIONS DE LA FLEUR
Les recherches dont nous venons de résumer les résultats et les déductions avaient pour but de montrer, au point de vue de l’accumulation de l’huile essentielle dans les organes verts de la plante, l’influence de la formation des inflorescences. Pour cela on a supprimé les sommités florifères, au fur et à mesure de leur for-
mation el comparé, avant la fin de la végétation, aux plantes témoins les plantes soumises à cette opération. Ensuite, MM. Ciiarabot et Hébert1 ont voulu connaître non plus l’influence de la formation des inflorescences, mais bien les résultats de l’accomplissement des fonctions de la fleur en ce qui concerne les produits odorants. 11 leur a suffi d’enlever, jusqu’à la fin de la végétation, les inflorescences formées an lien d’arrêter l’expérience à l’époque de la floraison.
Une plantation de Basilic a été divisée en deux lots, dont l’un renfermait les plantes témoins. el l’autre des plantes qui, dès le début de la floraison, c’est-à-dire à partir du 4 juillet, furenl journellement débarrassées de leurs inflorescences naissantes.
Tandis que dans les recherches précédentes effectuées avec la Menthe poivrée les inflorescences furent simplement écartées, on prit soin, dans les expériences que nous décrivons, de peser tous les jours les inflorescences enlevées et de les épuiser au moyen de l’éther de pétrole, de façon à pouvoir déterminer la quantité totale d’essence produite par les végétaux soumis à l’élude, ainsi que sa composition.
On fit une première coupe le 4 juillet, alors que les premières inflorescences allaient apparaître, de façon à fixer l’état de développement delà plante, sa richesse en essence et la composition chimique de celle-ci au début des expériences. Le i5 septembre, après l'accomplissement des fonctions de la fleur, on fit une coupe de plantes témoins, el l’on distilla leurs parties
1 Charabot et Hébert, 2, 1905, 3e série, t. XXXIII, p. 1121 3, 1905, t. CXLI, p. 772.
vertes ; les inflorescences furent épuisées au moyen de l’éther de pétrole, et le résidu de l’évaporation du dissolvant fut soumis à la distillation avec la vapeur d’eau. Les plantes systématiquement débarrassées de leurs inflorescences furent distillées le même jour, tandis que le produit total de l’épuisement des inflorescences écartées fut, lui aussi, distillé avec la vapeur. On remarquera que, dans un cas comme dans l’autre, les mêmes organes furent soumis à des traitements identiques.
De plus, l’extraction des huiles essentielles fut effectuée en ayant soin de toujours épuiser les eaux de distillation, de façon à obtenir la totalité de la matière odorante.
La suppression des influences eut pour effet un accroissement considérable de la tige.
Voici les résultats du dosage des essences :
4 juillet
/ 5 septembre
PLANTES
Parties
aériennes
PLANTES TEMOINS