‹ Le parfum chez la planteChapitre 12 sur 130 · MÉTHODE DES DISSOLVANTS VOLATILS · texte numérisé non relu

MÉTHODE DES DISSOLVANTS VOLATILS

Le parfum ainsi extrait se trouve sous une forme plus ou moins concrète ; il est extrêmement concentré et rappelle d’une façon fidèle celui de la fleur. En d’autres termes, la méthode qui vient d’être décrite présente l’intérêt de fournir des produits d’une grande finesse, réunissant sous un faible volume une importante masse de parfum.

Mais la méthode des dissolvants volatils, appliquée comme il vient d’être dit, présente un inconvénient. L’éther de pétrole dissout, en même temps que le parfum des fleurs, des cires végétales insolubles dans l’alcool. Ces cires sont inodores et rendent incommode, à cause de leur insolubilité, l’emploi des parfums extraits au moyen de l’éther de pétrole. Il est en effet nécessaire , pour séparer la matière odorante , d’effectuer de nombreux et délicats lavages à l’alcool. Ces lavages occasionnent des pertes d’alcool assez notables et, s’ils ne sont pas effectués d’une façon parfaite, ne suffisent pas pour produire un épuisement complet. De plus , ils forcent le parfumeur à diluer la matière odorante, de sorte que celle-ci se trouve , dans les compositions, dominée, écrasée par le parfum artificiel dont l’originalité est si précieuse et dont la brutalité peut être si bien vaincue par le parfum naturel , lorsque celui-ci lui oppose une puissance égale à la sienne. Il était donc du plus haut intérêt pratique d’arriver, en choisissant et employant convenablement les dissolvants, à précipiter la matière insoluble, c’est-à-dire à extraire les principes odorants, à l’exclusion de toute substance inerte, de tout véhicule gênant ou inutile, soüs forme de produits entièrement solubles dans l’alcool : ce problème est résolu, mais on comprendra que

nous nous abstenions d’en indiquer la solution. Nous nous limiterons également , en ce qui concerne un autre perfectionnement, à une indication sommaire et réservée : La plupart des matières obtenues à l’aide du procédé qui nous occupe sont colorées et communiquent aux extraits d’odeur des teintes d’autant plus foncées que la concentration des produits à préparer doit être plus grande. Dans ces conditions, et en raison de l’heureuse orientation actuelle de la parfumerie, il y avait un intérêt de premier plan à résoudre le problème de l’extraction des parfums, à l’exclusion non seulement des matières insolubles inertes, mais aussi des pigments végétaux. Cette question, comme la précédente, a reçu une solution pratique.

Infusion.

Pour terminer cette description sommaire des méthodes d’extraction des matières odorantes, il nous reste à signaler le procédé qui consiste à mettre en infusion1 dans l’alcool le produit, préalablement divisé, dont on veut retirer le parfum. On opère ainsi avec des matériaux desséchés, pour que l’alcool ne se trouve pas dilué, et l’on facilite l’épuisement par une agitation mécanique.

Remarque. — Une remarque s’impose en ce qui concerne l’emploi des divers procédés d’extraction des parfums. On pourrait être tenté de penser que les mé-

1 Ce terme technique usité dans l’industrie des parfums ne correspond pas à celui qui est en usage en pharmacie.

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