‹ Le parfum chez la planteChapitre 13 sur 130 · COMPOSITION DES ESSENCES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES ESSENCES

ihodes les plus modernes se sont substituées aux procédés plus anciens et en apparence moins rationnels.

En réalité, il n’en a rien été, et les divers procédés (distillation, emploi des dissolvants fixes et des dissolvants volatils) sont, dans bien des cas. employés concurremment dans le Midi de la France.

Généralités sur la composition des huiles essentielles.

Les matières odorantes dont nous venons de faire connaître les méthodes d'extraction sont, dans la grande majorité des cas, des mélanges plus ou moins complexes de corps jouant, au point de vue du parfum, des rôles d’inégale importance. Les uns contribuent puissamment à l’arome de la plante en apportant leurs caractères organoleptiques particuliers; d’autres participent simplement à l’harmonie du mélange. Il en est qui, complètement inodores ou peu odorants, ont un rôle tout à fait effacé. Enfin certains corps constituent des facteurs négatifs qu’il y a intérêt à éliminer.

On rencontre, parmi ces constituants odorants de toute catégorie, des composés qui. par l’ensemble de leurs propriétés , par leurs relations de composition et de structure, par leurs liens d’étroite parenté, ont formé un groupe homogène et distinct dans le système de nos connaissances chimiques. On les a désignés sous le nom de composés terpértûjues.

Les composés terpéniques de toutes fonctions peuvent être définis, comme on a l’habitude de procéder en' chimie

organique, en parlant des hydrocarbures correspondants.

Les hydrocarbures du groupe terpénique comprennent : les lerpènes proprement dits, répondant à la formule générale C10H16, ainsi que leurs produits d’hydrogénation C10HlS, et les sesquiterpènes , dont la formule générale est (C10Hl6)f, c’est-à-dire C1SH24.

On peut concevoir la formation d’un alcool terpénique par substitution d’un groupement OH à un atome d’hydrogène d’un terpène ou par hydratation d’un tel hydrocarbure (on obtient alors des alcools C10H16O et C10H18O). De même, les sesquiterpènes sont capables de fournir, par le même mécanisme , des alcools sesquiterpéniques C1BH240 ou C1SH260. In versein en t , par déshydratation d’un alcool terpénique, on obtient un terpène; par déshydration d’un alcool sesquiterpénique, un sesquiterpène.

L’oxydation des alcools primaires, terpéniques ou sesquiterpéniques, fournit des aldéhydes terpéniques ou sesquiterpéniques . L’oxydation des alcools secondaires conduit à des cétones. Et ainsi de suite.

Et ces corps de formations différentes, mais de relations semblables à celles que nous venons d’indiquer, se trouvent souvent réunis dans la même huile essentielle, si bien que l’on se trouve tout naturellement conduit à penser qu’ils dérivent les uns des autres par des transformations chimiques, hydratations, déshydratations, oxydations, réductions, qui sont précisément de la nature de celles que l’on observe le plus fréquemment dans l’organisme vivant.

Il n’existe pas seulement des relations chimiques entre un terpène déterminé, l’alcool correspondant, l’aldéhyde

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