‹ Le parfum chez la planteChapitre 90 sur 130 · LAVANDE · texte numérisé non relu

LAVANDE

L’essence de Lavande renferme du linalol C,uH180 , ainsi que des composés possédant avec cet alcool une parenté chimique, en particulier : géraniol Cl0H18O,

éthers du linalol et du géraniol.

Pour étudier l’évolution des composés terpéniques dans la Lavande, M. Charabot2 s’est servi de trois échantillons d’essence extraits à diverses époques de la vie de la plante. Ces essences étaient formées uniquement de la portion séparée par décantation. Mais l’auteur a constaté que l’acidité des eaux de distillation, rapportée à des poids égaux d’huile essentielle , allait en diminuant.

En suivant la composition de l’essence au cours de l’évolution de la plante, M. Ciiarabot a vu la proportion d’alcool libre et la proportion d'alcool total diminuer jusqu’au moment du complet épanouissement des Jleurs, tandis que la proportion d’éther a augmenté , comme d’ailleurs le rapport de l’alcool combiné à l'alcool total ; puis, lorsque la fleur s’est fanée, après la fécondation ,

1 E. Charabot, 3, 1899, 3e série, t. XXI, p. 1083; 4, 1899, t. CXXIX, p. 728.

2 E. Charabot, 3, 1900, 3e série, t. XXIII, p. 183; 4, 1900, t. CXXX, p. 257.

l'huile essentielle s’est, enrichie en alcool , et sa teneur en éther a diminué.

Donc, ici encore, les choses se passent comme dans la Bergamote ; les éthers prennent naissance par l’action directe des acides sur les alcools. Toutefois, la destruction de la portion alcoolique , au fur et à mesure que s’opère l’éthérification, est moins sensible que dans le cas précédent. Dès à présent, nous rapprocherons cette observation de l’importance relativement faible que possèdent les parties vertes dans la Lavande, et aussi du peu d’abondance des terpènes dans l’huile essentielle. Nous aurons ainsi jeté quelque clarté sur les liens qui existent entre les trois faits suivants : médiocre développement des organes chlorophylliens dans la Lavande, faible diminution de la quantité de linalol, proportion minime de terpènes.

En analysant d’une part une essence extraite des plantes débarrassées de leurs inflorescences, d’autre part des plantes complètes, M. Charabot1 a constaté que les parties vertes renfermaient une essence plus riche en éther que lès inflorescences.

Ces résultats étant acquis, suivons plus loin le cheminement du linalol ou de ses dérivés.

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