‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 123 sur 230 · CONSULTATION POUR UN MEDECIN, ETC · texte numérisé non relu

CONSULTATION POUR UN MEDECIN, ETC

A^ous VOUS égarez quand vous vous mettez en tête d'être plus grands, plus sages, plus clé" ments que Dieu. Etforcez-vous plutôt de connaître et de garder la loi de votre Rédempteur.

Laissez dire ceux qui la trouvent dure, elle ne Test pas ; ceux qui la prétendent obscure , elle ne l'est pas ; ceux qui la déclarent caduque, elle ne l'est pas. Devenez purs, gardez les commandements .

Le Saint-Esprit vou^ illuminera. Les mystères sont des obscurités, non pas des ténèbres. A présent, oui, vous êtes dans les ténèbres, vous n'aimez pas, vous ne voyez pas.

Abaissez un peu votre orgueil \ servez-vous un peu de votre raison dont vous faites si grand état : elle vous dit que vous êtes créés et que la créature doit quelque chose au Créateur.

Toi, médecin, fais Pacte de foi que tu exiges de tes malades-, prends le remède qui t'est offert dans les conditions indiquées par l'expérience. A'ous, avocat, observviz la loi. Alors, vous verrez.

Et vous serez débarrassés de ce souci, un peu ridicule, de vouloir refaire Tœuvre de Dieu. A'ouloir

refaire le Christianisme, c'est une chose ridicule partout, plus ridicule à Rome.

Ridicule inexprimable dans le médecin, dans l'avocat. Comment, médecin, parce que TÉglise reçoit une insulte, tu crois qu'elle est atteinte d'une maladie organique et qu'elle va mourir ?

Comment, avocat, parce que les repris de justice protestent contre la justice, tu crois qu'il ne faut plus de justice, qu'il convient d'abolir lois et tribunaux ? A'ous êtes absurdes, mes amis.

Écoutez encore un instant. J'atteste que vous avez besoin d'entendre ce qui me reste à dire.

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