LES GERMANIQUES
(( Le Christ m'est témoin : lorsque je contemple (( son image, je suis saisi de componction, et mes (c larmes coulent comme la pluie du ciel. »
Il semble que dans les bénédictions données à Boniface pour les peuples qu'il allait baptiser, Grégoire, le protecteur des saintes images, ait enfermé le don de l'art chrétien.
Et vous, Germaniques, chantez. Chantez comme votre Overbeck sait peindre *, chantez la prière romaine comme la chantaient saint Grégoire II, votre père, et saint Boniface, votre apôtre.
Chantez *, les docteurs viendront entendre. Et plus d'un sentira les mêmes mouvements que les mélodies sacrées éveillent dans le cœur du fils de Monique :
(c Que de larmes j'ai versées, que de larmes, Sei- (( gneur, à la suavité de vos cantiques, à la douce (( émotion des ondes sonores échappées des lèvres (( de votre Eglise et retombées sur mon cœur !
(( Ces voix se coulaient en mes oreilles, et la vé- « rite gagnait mon âme. Les flots de la vérité « montaient en mon cœur, y suscitaient la piété ,
loo LIVRE )x. — (:h\pitrp: xiv.
(( amassaient des larmes, et c^était mon bonheur de « pleurer. »