‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 166 sur 230 · CHEZ CARACALLA · texte numérisé non relu

CHEZ CARACALLA

Les Thermes de Caracalla sont un beau débris. En les parcourant, il faut convenir que ce Caracalla sut se montrer magnifique pour ses Romains !

Salles immenses, magnifiques mosaïques partout, théâtres, bibliothèques, vaste bassin d'eau froide, vaste bassin d'eau chaude, marbres rares, merveilleuses statues.

Quelques-uns des plus beaux morceaux de sculpture qui existent ont été trouvés là, longtemps après que les barbares y eurent passé.

On prenait là toutes sortes de divertissements. On s'exerçait à la natation, à la palestre, on étudiait, on causait politique.

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Un cicérone nous veut rendre compte de toutes choses. Il parle français, anglais, allemand. Il est sceptique au besoin. La science pourrait l'avoir

Nous nous obstinons à lui parler italien, il s'obstine à nous parler français. La merveille est que nous nous entendons... à peu près.

Il nous montre deux endroits où les philousophes facevaient la discoussionne, — A/j, signor, dove pigliavano il caffe? — Sopra ; au primier éta^e!

Qu'ils prissent le café ou autre chose, assurément ces Romains de Caracalla jouissaient d'un café chantant du premier ordre. Car enfin c'est ici un café chantant.

A la vérité, les Romains s'y divertissaient un peu comme les poissons dans un vivier. L'empereur n'avait pas même besoin de jeter le filet.

Il prenait à la main le poisson qu'il trouvait assez gras ou qu'il estimait trop robuste. Point de difhculté. Le Romain mourait, César héritait.

Le monde ne reverra plus de tels cafés chantants. Il n'y aura plus ces marbres, ces mosaïques, ces

chefs-d'œuvre. — Les poissons s'ébattront dans un baquet.

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