‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 17 sur 230 · LA PATRONNE · texte numérisé non relu

LA PATRONNE

Notre capitaine était homme de brave^'mine. Il commandait sans blasphémer, il recevait le contretemps sans donner signe d'impatience. Dans. sa cabine, il y avait une image de la Vierge.

c( — Capitaine, que dites-vous de ce vent ? — Je ne dirai pas que ce soit le vent de la faveur. Mais le bâtiment est bon et le capitaine heureux. J'ai cinquante années d'âge et cinquante années de mer, étant né sur l'eau.

« J'ai navigué toute ma vie ; il ne m^est jamais arrivé de gros accident sur la route de Rome. Des autres routes, je m^en suis tiré. — Capitaine, j'a^ vu dans votre cabine Timage d'une certaine Dame. Est-elle la patronne du bâtiment ? )i II se mit à sourire :

i( — Son Excellence la Compagnie des Messageries Impériales, se passe de patronne : le bâtiment a nom Lycurgiœ ; connaissez- vous ce saint-là? Mais la Dame dont vous parlez est ma patronne à

Page 1