‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 19 sur 230 · DISGRACES EN MER · texte numérisé non relu

DISGRACES EN MER

Nous relâchâmes à Gênes, à Porto San-Stefano, je ne sais où encore. Nous en eûmes pour huit jours. Depuis les voyages de Télémaque, fils d'Ulysse, à peine a-t-on entendu parler de tiots plus contraires. La science n'y pouvait rien ; il eût fallu changer le vent. Coquelet paraissait humilié.

(( — Consolez-vous, Coquelet. Ces traverses nous prouvent que Dieu est resté quelque chose dans le monde, qu'il commande toujours au vent et à la mer, que nous n'arrivons nulle part sans sa permission. Cela est bon à savoir. Si vous parveniez à savoir cela, vous sauriez beaucoup !

« C'est beaucoup de n'ignorer point que Dieu est présent, de le voir comme le voyait le prophète Amos : Ecce formans montes, et creans ventiim, et annuntians homini eloquium siium : Dominus Deiis nomen ejiis. O Coquelet î ne voyez-vous point, n'entendez-vous point ? x»

Page 1