‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 34 sur 230 · LE NOUVEL EMPIRE ET LE NOUVEL EMPEREUR · texte numérisé non relu

LE NOUVEL EMPIRE ET LE NOUVEL EMPEREUR

Le monde et T Eglise même ne croyaient pas que Fempire d'Occident tut mort à jamais. A travers les crimes de Rome et de Byzance, Thumanité entrevoyait dans l'empire l'institution humaine que devait enfanter l'institution divine de l'Eglise. Il faut un bras à la justice, une force au droit, une protection à la vérité, un gardien armé de la paix. L'empire païen avait été une parodie infernale de cette pensée de Dieu ; la pensée devait être reprise et réalisée par l'Eglise, dont la mission est de tout établir et de tout ordonner en Jésus-Christ.

Dès le temps de Clovis, saint Avit, évêquc de ^'ienne dans les Gaules, petit-fils d'un empereur, avait presque annoncé aux Francs que Tempire d'Occident renaîtrait d'eux. Mais le noviciat des barbares n'était pas fini. Avant de s'abriter sous l'autorité, le genre humain avait à se désaccoutumer du despotisme. Il fallait que le torrent des invasions passât et repassât dans Rome, emportât le sénat, emportât les idoles, emportât Tinfection de la

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