‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 38 sur 230 · LE NOUVEL- EMPIRE ET LE NOIVEL EMPEREUR. I · texte numérisé non relu

LE NOUVEL- EMPIRE ET LE NOIVEL EMPEREUR. I

bles contre les désordres que Ton veut qu'il ait partagés. En présence de l'Eglise et du monde, avec une assurance d'homme de bien, il condamnait la fraude, le vol. Tadultère, la luxure : (( Que « chacun de nos sujets sache que celui qui sera a convaincu de quelqu'un de ces crimes perdra (( tous ses honneurs. Jusqu'à ce qu'il sesoitamendé (( et qu'il ait fait la satisfaction due, il sera séparé (( de toute société des fidèles ; car nous devons (( craindre la fosse dans laquelle nous savons que (( d'autres sont tombés. »

Pour achever de peindre F Empereur et l'Empire, écoutons comment l'Eglise pouvait alors définir et proclamer les devoirs de la royauté. Voici les décrets des conciles, promulgués par Louis le Débonnaire, comme lois de l'Etat :

tt La justice du roi est de ne faire peser sa puiser sance sur nul homme injustement -, — déjuger « entre l'étranger et ses proches sans acception de ce personnes -, — d'être le défenseur des gens sans « appui, des pupilles et des veuves ; — de répri- (( mer les vols et de punir les adultères ; — de ne « pas élever les méchants, de ne pas entretenir les (c impudiques et les histrions ; — d'abattre les im- « pies, de ne laisser ni vivre les parricides ni pros- /( pérer les parjures; — de défendre les églises, « d'assister les pauvres par l'aumône ; — de com-

(( mettre les justes au soin des affaires publiques ; « — d"avoir des conseillers âgés, sages et sobres ; (( — de ne pas s'appliquer aux superstitions des « mages, des devins et des pythonisses ; — d'ajour- (( ner le ressentiment *, — de défendre la patrie « avec force et avec droiture ; — de ne pas s'enfler (( dans les prospérités, de supporter patiemment (( les adversités, de pratiquer en tout la foi catho- (c lique envers les hommes et envers Dieu ; — de (( ne pas souffrir que ses princes vivent en impies ; (( — d'assister à certaines heures aux prières -, — a de ne rien prendre avant les heures de repas (( convenables, car il est écrit : Malheur à la terre (( doit le roi est un enfant et dont les princes sont (( à table dès le matin.

(( Telles sont les causes de la prospérité d'un f( royaume en ce monde, et c'est ainsi qu'un roi « parvient au royaume du ciel. »

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