‹ Le parfum de Rome;Chapitre 11 sur 96 · POUSSIÈRE · texte numérisé non relu

POUSSIÈRE

L'ami qui nous conduisait dans Marseille nous dit: « Je ne veux pas gémir sans cesse sur le spectacle du monde, ni maudire les œuvres étranges de ce temps, ni annoncer qu'il n'en résultera nul bien.

« Dieu agit pour ses enfants et pour sa gloire, par les mains de ses ennemis eux-mêmes. Il prépare ainsi des choses que j'ignore et qu'ignorent davantage ceux qui les font, ouvriers misérables, négateurs de la Providence.

« Dans ce tourbillon qui remue tout, qui déplante les populations comme il rase les maisons et déplace les villes, il y a du mal en abondance; l'œil fidèle y découvre aussi du bien.

« Je vois que les navires emportent toujours plus de missionnaires. Quelquefois c'est toute une

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