‹ Le parfum de Rome;Chapitre 22 sur 96 · A GENOUX · texte numérisé non relu

A GENOUX

les bras, comme pour étreindre le Temple et la Ville. « Ecco, dit-il, ecco! » Ses yeux se mouillèrent.

Qu'il y avait de tendresse dans ce cri, et combien, sans se l'avouer peut-être, il avait désiré repaître ses yeux des splendeurs qui leur étaient rendues! Après un court silence, les yeux toujours attendris et la main toujours levée vers son beau ciel, il reprit :

« — Cette illustre et charmante Elpis, qui a composé, il y a treize cents ans, l'hymne que nous chantons aux vêpres des saints Apôtres, ne pensez-vous pas qu'elle avait ce même ciel sous les yeux, et qu'elle l'a bien dépeint? Voyez: Aurea luce et décore roseo . . .

a Roma! Roma! madré mia Romaf très chère Rome, à qui Dieu a donné les saints Apôtres, garde bien le présent de Dieu ! »

Et, son cœur débordant tout à fait, il se mit à chanter d'une belle voix d'église:

O felix Roma quœ tantorum Principum Es purpurata pretioso sanguine, Non laude tua, sed ipsorum meritis Excellis omnem mundi pulchritudinem !

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