‹ Le parfum de Rome;Chapitre 47 sur 96 · SAINT- JE AN DE LATRAN · texte numérisé non relu

SAINT- JE AN DE LATRAN

Si le Christ quittait l'humanité, on reverrait la peur enfanter les bourreaux, et l'humanité se remettre à manger de la chair et à boire du sang. — Oh ! que ce Colisée, que cette grande tombe est un grand berceau!

À la croix du Colisée sont appendus tous nos titres de noblesse; elle est le signe de notre salut, le monument de notre honneur. Comme c'était pour affranchir le genre humain que l'on combattait ici, le Christ y appela de partout ses héros. Foule sainte, de tout âge, de toute condition, de tout pays ! Quel chrétien ne peut pas se dire qu'il eut là un ancêtre? Quand je me prosterne sur cette terre, j'y sens frémir mon propre sang.

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