LE «LAMENTO» DU PEINTRE
Joseph, le peintre, est un ouvrier généreux, élevé dans les vieilles coutumes, attaché à tout ce qui est ancien. Il a mieux aimé l'Art et le soleil à Rome que la fortune à Paris. Très monarchiste, très aristocrate, très méprisant des fadaises et des bassesses modernes.
« — Mais, me dit-il, nous pouvons nous réjouir d'aimer le Vrai pour le Vrai, à meilleur titre que les butors qui se targuent d'aimer l'Art pour l'Art. Nous n'arriverons à rien et nous ne sauverons rien. Que peut devenir une société où la hiérarchie n'est plus guère aimée que de pauvres diables comme nous ?
« Rome était notre planche dans le naufrage d'un monde où nous avons manqué de cent ans notre entrée. La planche enfonce sous nos pieds. Que