‹ Le parfum de Rome;Chapitre 81 sur 96 · LE «LAMENTO» DU PEINTRE · texte numérisé non relu

LE «LAMENTO» DU PEINTRE

Joseph, le peintre, est un ouvrier généreux, élevé dans les vieilles coutumes, attaché à tout ce qui est ancien. Il a mieux aimé l'Art et le soleil à Rome que la fortune à Paris. Très monarchiste, très aristocrate, très méprisant des fadaises et des bassesses modernes.

« — Mais, me dit-il, nous pouvons nous réjouir d'aimer le Vrai pour le Vrai, à meilleur titre que les butors qui se targuent d'aimer l'Art pour l'Art. Nous n'arriverons à rien et nous ne sauverons rien. Que peut devenir une société où la hiérarchie n'est plus guère aimée que de pauvres diables comme nous ?

« Rome était notre planche dans le naufrage d'un monde où nous avons manqué de cent ans notre entrée. La planche enfonce sous nos pieds. Que

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