‹ Le parfum des îles BorroméesChapitre 11 sur 53 · QUELQUE TEMPS SUR LA ROUTE QUI LONGE LE LAC · texte numérisé non relu

QUELQUE TEMPS SUR LA ROUTE QUI LONGE LE LAC

Gabriel quitta le groupe que présidail madame de Chandoyseau. Il marcha quelque temps sur la route qui longe le lac, et alla s'étendre sur les coussins d'une barque amarrée sur la grève.

La lune se levait tard ; le lac était dans l'ombre ; on n'entendait pas un bruit.

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Il éprouvait à la fois le besoin et la peur de se ressaisir soi-même dans un moment de solitude. Depuis trois semaines qu'il vivait au bord de ce lac, il n'était pas sorti de l'extravagance du rêve. Les conceptions les plus mntastiques de son ami le poète anglais ne lui causaient plus d'étonnement, et, pendant la minute de conscience que lui laissait par hasard son absorbante occupation amoureuse, il n'était pas certain de n'être pas devenu quelque personnage d'un des contes de fées que celui-ci improvisait parfois avec un rare bonheur.

L'air extrêmement doux qui souffla quand il fut installé dans la barque immobile, prolongea le large frisson du lac jusqu'à ses épaules. Il reconnut l'odeur lourde des lauriers fleuris ; et, en tournant la tête, il aperçut un massif de ces arbustes dont les branches chargées laissaient pendre jusque dans l'eau léurs gros paquets de fleurs charnues. Il ne put retenir un léger mouvement, comparable à celui que l'on fait sous le coup de la surprise d'un baiser sur la nuque. Puis il sourit de son enfantillage. C'était la troisième fois qu'il ressentait l'impression un peu étrange, mais vive et troublante, du charme de ces rives de lac prenant soudain comme une personnalité et un corps, et vous frôlant d'une trop réelle caresse. Il faut avoir passé ici ces jours iorrides de l'été finissant et ces molles et épaisses soirées, pour croire que l'on se puisse ainsi laisser duper par la brise tiède et odorante qui passe lentement et semble s'attarder avec une insistance humaine autour de votre visage.

La première fois qu'il avait eu cette impression, c'était lors de son arrivée sur la Reine- Marguerite, dans l'instant où la cloche annonçait la station de Baveno et où il partageait son attention entre l'admiration de la « Sirène » nouvellement apparue, et le spectacle des mille lumières trouant le feuillage des jardins. C'était an moment où cette impression se renouvelait pour lui, et dans une barque pareille à celle où il était dans ce moment-ci, un soir de ciel couvert et d'obscurité

pesante, que la même « Sirène » étaft tombée dans ses bras.

Cela était arrivé après une guerre acharnée, pendant laquelle il n'avait pas laissé une minute de répit à la malheureuse femme qu'il avait sentie perdue tout d'abord, mais qui se défendait, en s'accrochant à tout, avec l'intrépidité d'un être qui se noie. Elle avait eu des crises d'amour fiévreux pour sa fille.

Que de journées passées à bouder dans sa chambre ! Mais pouvait-elle, dans sa chambre, ne pas aller jusqu'à la persienne close où elle apercevait, par les jours étroits des lamelles, la figure bronzée, coupée par la lumière de la barbe blonde, et les yeux clairs du jeune homme, qui imploraient si passionnément ? Alors, et par compassion, croyaitelle, elle ne se dérobait pas au charme de cette parole discrète, voilée, mais tremblante d'un feu si beau, si sincère ! Encore cela eût-il été sans danger peut-être, mais tout, voyons ! ne s'en mêlait-il pas ? l'air, le pays, les parfums, la musique, l'eau» les barques, les promenades ! c'était un philtre qu'on buvait, un enchantement qu'on subissait, une , ivresse latente, générale, que le vol bourdonnant d'une mouche, la vue d'une fleur, ou quelques notes d'une chanson rendaient contagieuse.

Lui et elle étaient venus sur ce rivage en riant. Elle s'efforçait d'aimer l'esprit, l'humeur plaisante, et lui-même se faisait plus léger qu'il n'était, comme les poltrons chantent la nuit dans les bois.

, Ils avaient fui, ce soir-là, le monde artificiel qui bourdonnait comme un essaim de guêpes autour de leur amour tacitement avoué, et ils se trouvaient en face l'un de l'autre comme deux ennemis, et faisant profession de douter réciproquement d'un penchant dont ils étaient très^ sûrs. Ils avaient comploté des yeux cette sortie; ils s'étaient dit des yeux: « Je vous aime! » Leurs cœurs avaient bondi simultanément en se retrouvant dans l'ombre, loin du cercle des étrangers-; mais ils avaient à peine osé se toucher la main; les mots pressés qui leur

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étaient venus à l'un comme à l'autre, étaient des mots qu'ils eussent pu fort bien dire en la présence des gens qu'ils s'étaient donné beaucoup de mal à quitter.

Dans un endroit où la route touche presque le bord du lac, ils avaient aperçu cette barque isolée sur le sable. Elle . lui disait : « Rentrons, je vous en prie ! » 11 lui dit : « Vous êtes lasse, asseyonsnous... » L'installation dans la barque encore fut un prétexte à quelques facéties. Ils riaient, batifolaient, lorsque souffla la tiède brise presque palpable qui vous présente sous les narines, comme une houppe chloroformée, le baume épais des lauriers fleuris. Ils se penchèrent l'un vers l'autre, et de toute la soirée n'eurent plus envie de rire.

Il aimait à se figurer que cette brise contenait toute la vertu de l'admirable paysage, et il lui gardait, comme à une influente amie, une reconnaissance sans bornes.

Depuis lors, c'était la folie, la débauche, l'oubli de tout ou l'exaltation de tout dans la chair. Pour lui, une telle passion, bien naturelle à son âge, était décuplée par l'idée du hasard providentiel qui l'avait réuni, avec les apparences d'une attention toute particulière, à une étrangère remarquée et convoitée plusieurs années auparavant. Et, bien qu'il eût sans cesse présente à la mémoire cette rencontre aux jardins du Pincio, il n'interrogeait pas sa récente maîtresse sur les circonstances de ce passé.

Il y a des pays, des atmosphères où la sensation du présent est si forte qu'elle absorbe momentanément tout le temps écoulé et tom l'avenir. Luisa, parfois, par analogie, devant un pan de muraille, ou au son d'une cloche à une église loin- ,aine, évoquait, les yeux fermés, des souvenirs. Elle parlait à son amant d'une rue à J\ome, ou bien d'une allée de son jardin à Florence. Il se hâtait de baiser ses lèvres, Jt l'on a si vite fait, d'ordinaire, de ramener une femme à la minute présente, qu'il ne doutait pas qu'aussitôt elle ne fût de nouveau toute à lui.

Le premier retour à ia réalité d 3 choses, il n'avait été fourni à Gabriel que ce matin même par la tête blonde d'une jeune fille apparue sous le rideau de lierre. Le pur éclat de ces yeux illuminant îa pénombre du visage à contre- j our !...

le nimbe d'or de ces cheveux!... témoins ou non de son étreinte passionnée !,..

Tout à coup, deux fraîches mains de femme se posèrent sur les yeux du jeune homme.

— N'ayez pas peur, c'est moi !...

Il se retourna, dans la barque, pour

attirer et embrasser sa maîtresse.

— Ah ! dit-elle, mon ami, je suis harassée ; je n'en puis plus. Pourtant je vous ai vu vous diriger de ce' côté et j'étais curieuse de savoir si vous viendriez là dans cette barque... dans notre barque ; et je suis heureuse, heureuse que vous y soyez venu !

Il la serrait dans ses bras en la couvrant de baisers. Elle pencha la tête sur son épaule, tout épuisée de la fatigue de ces heureuses journées; il sentit que son front était brûlant.

— Luisa, rentrons !

— Non ! non ! dit-elle, il fait bon là !'.., sentez- vous?

La soirée s'avançait, la lune montait derrière la montagne éloignée, et les petites brises espacées fraîchissaient.

— Gomme on respire ! mio, dit-elle, comme on est bien !

Il arrangea les coussins sous son corps. C'était un grand plaisir de soulever ce corps chéri, de le reposer sur la moleskine froide, et de le savoir plus à l'aise. Elle nouait au cou du jeune homme ses jolies mains fines, un peu grasses ; il lui enlaçait les reins, et la déposait sur le divan improvisé.

- Là ! là ! es-tu bien?

— Oh ! bien ! bien ! mon mio !

Elle ne l'appelait que mio quand il?

étaient seuls ; et ellr redoublait quelquefois ce gracieux terme de possession en ajoutant le mot français à l'italien :

« mon mio ! » Toutes les fois qu'elle prononçait ce mot-là, elle fermait les yeux, comme si elle l' allait chercher

au dedans d'elle et très loin, et quand elle l'avait dit doucement, de ses lèvres tendues qui semblaient, en le prononçant, se baiser elles-mêmes par deux fois, elle entr'ouvrait la bouche pour recevoir le

— Soulève-toi sur mon bras... tiens î regarde sa grande corne rouge qui sort de la montagne. Mais tu m'embrasses et tu ne regardes rien !

— Ah ! mio, que je suis donc fatiguée „

TOUT A COUP, DEUX FRAICHES MAINS DE FEMME SE POSERENT SUR LES YEUX DU JEUNE HOMME.

baiser que sa belle tendresse avait mérité.

— Maintenant, veux-tu que je mette à l'eau notre barque? je vais prendre les avirons, et nous irons au-devant de la lune qui vient là-bas ? '

— La' lime? où ça? mais je ne la vois pas*..

pourquoi es-tu venu si loin? Je voulais te voir ce soir encore une fois; mais je dormais déjà au milieu de ces dames...

On a fait de la musique ; la petite Ghislaine a chanté, très bien, tu sais... Elle esf charmante, cette petite...

— Pourquoi me parler encore de cette petite? L'indiscrète, çrui est venue nous

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troubler dans la grotte ! Je lui en veux, moi l

— C'est elle qui pourrait vous garder rancune pour lui avoir offert un spectacle un peu vif. Mais elle ne vous en veut pas, elle : je crois que vous lui plaisez.

— Voyez- vous ça !...

— Ne riez pas ! Je ne dis pas que cette enfant cherche à se pendre à votre cou ; rr^ais vous êtes du genre d'homme qui lui est sympathique, et quoi que vous fassiez, elle vous sera indulgente. Toutes les femmes sont ainsi faites : il y a un type d'homme qui les intéresse à première vue, sans provoquer nécessairament d'autre sentiment, et pour lequel elles auront toujours une secrète complaisance.

— Et vous avez découvert cette complaisance en ma faveur chez mademoiselle Ghislaine ?...

— Elle s'est informée de vous, et a demandé ce que vous faisiez.

— Si ce n'est que ça !

— Attendez donc ! Elle a été fort étonnée que vous fussiez statisticien.

— Que veut-elle donc que je sois?

— Je ne sais pas, mais elle a été étonnée, tout à fait étonnée. Sa soeur lui ayant demandé ce qu'il y avait d'extraordinaire à ce que vous vous occupiez d'économie politique, elle a dit : « Je ne l'aurais pas cru ; voilà tout ! »

— Luisa, voyons ! pourquoi me raconter cela? \

— Pourquoi? pourquoi?. .. mais c'est peut-être parce que j'ai un certain plaisir à savoir que vous plaisez; c'est peut-être parce que je suis un peu jalouse:.'.

— Luisa ! Luisa ! où as-tu la tête, ma chérie?...

Elle le serra avec une tendresse désespérée dans ses bras : inquiétude exaltée des premiers temps de l'amour/ où l'on croit que tout conspire à vous arracher vstre trésor nouveau.

— Mon mio ! mon mio ! répétait-elle.

Il voulait des termes qui la pussent

promptement rassurer. Il s'exténuait à trouver quelque chose de fort, de simple, de sincère. ... î :

Elle avait la tête renversée sur le bras de son amant ; ses yeux regardaient le ciel ; '.ses cheveux relevés par une caresse découvraient son petit front obstiné, qu'une idée semblait tourmenter.

— Luisa, à quoi pensez-vous?

— Je pense, dit-elle, à cette grande corne de la lune dont vous m'avez parlé : où est-elle? \

Et quand elle eut dit ces mots tranquilles, ses paupières tombèrent; elle s'endormait.

Il la baisa doucement, et en souriant de la surprise que la gracieuse mobilité de sa cervelle de femme venait de lui causer ; puis il la berça dans ses bras, comme une enfant. Il l'adorait.

La lumière de la lune, comme un corp3 de ballet qui descend la scène d'un pas rythmé, envahissait doucement la surface du lac. La beauté du silence agrandissait le paysage. Les rives lointaines semblaient naître, une à une, ou s'éveiller pour une fête. Sous une noire' calotte d'ombre, les marbres d' Isola Bella blanchirent tout à coup, et derrière le bouquet touffu à? Isola Madré, la ville de Palanza fut deublée par le miroir des eaux.

Gomme chaque soir, le chant de Garlotta s'éleva, et sa barque fleurie, presque imperceptible oiseau nageur, raya la glace pure du lac. Garlotta répétait la même chanson d'impudeur candide, fougueuse et" dolente, ardente jusqu'à la frénésie et tout à coup apaisée, attendrie et mourante. Dans le concert de toutes les choses nocturnes, cette voix simple prenait l'importance d'une parole échappée tout à coup de la terre et de la nuit mêmes échangeant leur extase ou louant le dieu que de telles heures révèlent. Un violent frisson parcourut le corps de Gabriel.

Son mouvement faillit éveiller la jeune femme. Elle, entr' ouvrit la bouche et fit : « Ah ! » Reconnaissait- elle dans son sommeil la chanson de la marchande^ de fleurs qui l'avait tant charmée? Peut-être vibrait-elle, beauté elle-même, à l'unisson

avec toutes les inconscientes beautés et, n'espérant pas qu'ils pussent se disde ce coin fortuné du monde ! simuler l'un et l'autre, il alla lui-même

Lorsque la voix de Carlotta s'éteignit, au-devant de son ami afin de l'écarter.

Gabriel remarqua qu'une autre barque j

avait doublé Y Isola Bella, venait vers lui s * /

en droite ligne. On entendait à intervalles j égaux le choc assourdi des avirons et V ^

parfois même, tant la nuit était calme, jusqu'au fin bruit de perles de l'eau qui s'égoutte des palettes. Il reconnut bientôt la silhouette du poète anglais dans la barque, et n'eut que le temps de prendre ses dispositions pour que madame

Belvidera ne i*ût pas aperçue. Il cacha le Heureusement le batelier, accoutumé à visage et les cheveux de la jeune femme promener cet homme étrange, restait jsous un châle léger qu'elle avait apporté, muet en face de lui ; il attira sa barque

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sur la grève et disparut sans avoir éveillé madame Belvidera.

Gabriel dit à son ami l'inquiétude qu'avait causée son absence, et lui demanda s'il n'avait pas rencontré Carlotta dans les îles.

Sans lui répondre, le poète restait debout, tourné du côté du lac.

— Écoutez, dit-il, le doux jasement des eaux avec le sable de la rive. Ne dirait on pas que ce murmure est composé pour faire comprendre le silence, dans la même mesure que notre pauvre langage contribue à nous rendre l'univers intelligible? Ah ! quel poète a ordonné le rythme selon lequel chaque flot, comme un beau vers, vient faire tinter ici sa dernière syllabe? Et quel est le sens de ce poème? Il y a de ces chutes de flots qui sonnent parfois avec .la clarté joyeuse d'une cymbale lointaine, d'autres au contraire sont presque insaisissables et ressemblent au soupir d'un enfant qui dort. Est-ce Técho d'un jeune éclat de rire inoubliable qui aurait jailli autrefois ici, et dont tout le rivage eût été ému? Est-ce le souvenir d'une peine secrète confiée ici à l'ombre de la nuit?

Gabriel le trouvait bien sensible aux émotions humaines, contrairement à son ordinaire. L'Anglais prévint sa question •

— Toute la beauté du monde, ajoutat-il, a sa source dans le sourire ou dans la douleur de l'homme, de même que ce lac est fait de la goutte d'eau qui sourd de la terre. Cependant je ne m'intéresse pas plus à tel homme joyeux ou souffrant, que je ne le fais à une goutte d'eau, tant que le sens de son rire ou de ses larmes n'a pas atteint la proportion de ce lac.

Dompierre l'eût écouté volontiers, mais il avait hâte qu'il s'éloignât, à cause de la présence de madame Belvidera. Lee n'était pas un homme à qui l'on pût dire : « Rentrez-vous? il est tard... » Le temps n'était pas divisé pour lui en une série de relais artificiels auxquels le besoin de régularité de nos organes nous j asservit communément. Il mangeait quand il avait faim et se reposait quand sa pensée ou 5on imagination étaient à bout.

L'idée vint à son ami, que cet être fanT tasque serait seul, à l'hôtel, à ignorer le tourment tragi-comique que son absente

LE POÈTE REMONTA DOUCEMENT LA BEHGE ET GAGNA LA KOUTE EN SCANDANT A HAUTE VOIX DES VERS.

avait valu à madame de Chandoyseau.

Lui en conter les péripéties serait peine perdue. Demain, soixante personnes auraient les yeux fixés sur lui, quand il

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paraîtrait à la table d'hôte, et il prendrait son repas sans s'apercevoir qu'il n'est pas seul à table. Gabriel Domp'erre lui serra la main. Le poète remonta doucement la berge et gagna la route en scandant à haute voix des vers.

Vers cinq heures de l'après-midi, Dompierre allant prendre nn bain, vit émerger de l'eau une tête aux longs cheveux plaqués et ruisselants contre un visage glabre. G'é- • tait la tête du révérend Lovely. Le clergyman l'interpella aussitôt et avec un accent tout à fait outrageux pour la langue française :

— Christ enseigna dans la bai que, jusqu'au plus fort de la tempête.

Il n'y a point de

maôvaise endroit ~ pour prêcher le parole de Dieu ; mais il y a des endroits qui sont maôvaises pour le çalut de l'âme.

— Que voulezvous dire ? fit Gabriel.

— Cette pays est maôvaise.

— Est-ce que par hasard Mrs.

vely ?...

— Nô, il ne s'agit pas de Mrs vely, qui a le vieil âge et qui a d'être troublée. Mais tout le monde n'est pas ainsi, et véritablement, le climat de cette pays est maôvaise...

-— Mais il me semble, au contraire, 4jue la beauté y abonde, et elle est, si je

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