LA JOLIE FILLE, UNE
nonchalamment dans une berceuse d'osier.
Ses magnifiques cheveux noirs avaient, sous les lampes à incandescence, des reflets bleuâtres et moirés que la légère oscillation de son corps faisait mouvoir le long des épais bandeaux ondulés. Elle le regardait de ses yeux sombres embellis oar la contrainte qu'elle s'imposait au milieu du monde. Ses bras étaient ' demi-nus, et sa main, ornée d'une simple
perle qu'elle levait jusqu'à la lèvre pour en dissimuler les contractions involontaires, ramenait constamment l'attention de son amant sur sa bouche dont la seule vue lui faisait trembler les jarrets. Il se pencha pour la saluer :