‹ Le parfum des îles BorroméesChapitre 40 sur 53 · IL AVAIT OUVERT LA FENETRE ET PRETAIT L OREILLE · texte numérisé non relu

IL AVAIT OUVERT LA FENETRE ET PRETAIT L OREILLE

attends que je devienne fou : je me jetterai par cette fenêtre et tu seras débarrassée de moi !

— Voilà encore des feuilles ! ditelle, impatientée, en retirant les choses humides de sa chevelure. Ah!

cet automne effrayant, tout rouge, et pourri en-dessous, as-tu vu, ce soir ? Écoute! écoute!

Des cris plus vifs et plus prolongé?

venaient du de hors.

— Allons-nousen ! allons-nous-en!

Gabriel luimême s'était relevé à cause de la vigueur du cri que l'on venait d'entendre.

— J'ai peur î dit Luisa.

fenêtre et prêtait

Il avait ouvert la l'oreille.

— Cela ne vient pas du parc, dit-il ; il y a quelqu'un qui a appelé sur la grève... Peut-être sont-ils déjà descendus aux barques et ils nous appellent pour partir.

— Donne-moi la main, dis ! ne me laisse pas !

Ils tremblèrent tous les deux simultanément, les mains unies. Un cri horrible venait de jaillir dans le silence du soir/

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