‹ Le Parinirvana et les funérailles du BuddhaChapitre 3 sur 10 · II. Le DKBhlik froi m,k bt IU i»dii · texte numérisé non relu

II. Le DKBhlik froi m,k bt IU i»dii

Ou trouve rà el là dans le Vioaya déS MùiasarVastiràdin

des stances de sinjjt syllabes divisées en quatre pâda et précédées des mots HÉ âl 0 . c'est-à-dire - la > t m i » . • o vh<brime ainsi . . . -. Ch $jf signifie proprement -tenir ensemble, réunir-, et comme tel il est fréquemment employé dans les

a bouddhiques pour traduire le mot sanscrit mmgrahn. Ici l'expression chc song ff| $| a une valeur particulier!' : elle correspond au sanscrit >nliln>i>i [ . qui signifié exactement tlien-' et qui peut aussi, semble-l-il . être rendu par -table des matières. résumé* - . Pour expliquer comment s'est élargi mot. il convient de considérer d'abord la nature et la l'onction des whiâna.

Les che song An Vinava des Mulasirvastivâdin ne se trouvent

seulement disséminées dans la masse de cet ouvrage: de longu - d'entre elles ont été réunies \ part. Lés nun.

» et iiftï du Catalogue de Nanjio ne sont pas autre chose que dés recueils d< '<â. Le premier s'intitule : #£ fa Wt

-«Wftft£JIBtëPÊilBS&»*^ mfila-sanâsn-

-nikâija-vinmja-mdâna-màtrkâ-uàéihM; le second : 1fik~\±WL — •8JW£B#fc£JÏBII<i:SÉSl. niûln-sm'nhliràih-nil.à,/,!tûuma-ksudrakavastu-uddtma. Le Nidéma /t PÊ $ft • '<> Mtïfil''' @ fi ^? et le Ts«-che $£ ^ ( À'.*»/«// il trois giandrs

divisions du Vinava des Mûlasarvâslivàdin, Le numéro 1 i&o de Nanjio contient les uddâna du Nidànà et de la Mûtil.â , et le numéro 1 i&i, ceux du Ksttdrakt&âêtu, Dans ces deux reeued>.

.!'. Ros6>bbrg, Vocobuiary . . . , p. aai.

'.f. Childebs. Poli Dictionary, s. v° uddânam : rcit also seems t*> aiean table of content*. li*t. résumé-.

comme dans le Vinaya lui-même, les chv tong sonl numérotées, «lassées en séries. La masse de l'ouvrage est ainsi partagée en un certain nombre de divisions et de subdivisions. \ défaut de «tables des matières?? qui n'existaient pas dans les

\icu\ ouvrages bouddhiques, les recueils d'uddâna constituaient donc dans une certaine mesure des index on répertoires permettant de s'orienter dans de vastes compilations comme l<- Vinaya traduit par Yi-lsing.

D'autre part, Yuddâna présente en raccourci 1<> principaux traits du récit qu'il accompagne. Dans les Nikâya palis, par exemple, les stances qui terminent chaque vagga donnent un aperçu des matières contenues dans cette section.

Vuddâna donne en somme une brève analyse du texte auquel il est joint; il répond en même temps à un besoin d'ordre, d'agencement régulier, de classification. Il n'est donc pas surprenant que le mot qui désigne cette sorte de stance ait fini par signifier : a résumé, table des matières »(1).

(Jne différence essentielle entre le système ancien des eh» song et la division moderne en chapitres, c'est qu'un chapitre est une portion de texte écrit, tandis que les cke §ong isolaient primitivement des portions de récitation. Les uédèma n'avaient leur raison d'être que dans des ouvrages destinés à être appris par cœur et récités. Cette manière de voir s'appuie sur deux textes que nous empruntons à des récits du concile de Rajagrha.

On lit dans la Relation de lu compilation du Tripitako >■/ du

1 Le mot chinois -jjj| a pris cette signification, au moins dans les traductions d'ouvrages indiens. Presque au début du \\>tlti-*<irvuxtimrf<i-nikaija-

rnania-tratha $ yfc ^ — ^J £ $ flJt £ flfl /$[ (Nanjin. n" u43 ;. dans \e parfit ^ ^J (11^ |J[$ JJ|$ , le mot J}| parait être l'équixalent de ^ «résumer». De même, le titre du ^ fc ^ ^ j£ $j$ fê $g (éd. Tokyo, Wll. 6) parait signifier: Résumé du \titia-ê4mfativàda-nikây*-vinayû. (Ce dernier ouvrage qui manque dans les édition- chinoises n'a pas été catalogué per Nanjio.)

Ksudrahipitaka. £ jg = ^ 5 £ m $ ( \anjio, n°i 4 G 5) l : -Dans les temps à venir, il y aura parmi les Bhiksu beaucoup d'ignorants. Ceux-là ne pourront pas retenir entièrement les trok collections («an tsnng EL lH = tripitaka). Plus lard, (tu\ qui auront le rang de maître tireront des stances des sacres. Par suite de cet accroissement du texte, on ne sera plus d'accord (2). d

LeFrn-pie-kong-to-Iouai ft Jjlj ^J \% fft 3 (Nanjio.n0 1290J, à propos du premier concile bouddhique, relate un fait analogue : ((Quand Vnanda eut achevé de compiler les trois collections, pour dis textes sacrés [king $&=8ûlra) qu'il écrivait, il fit une gâthâ. Pourquoi cela? Parce qu'il craignait des omissions et des erreurs de la part de ceux qui, plus tard, l'exerceraient à la récitation. Ceux-ci, en voyant le titre, se rappellent l'essentiel: ils réfléchissent et se souviennent. C'est pourquoi, pour dix textes sacrés, il fit une gâthà^Kv

Les stances dont il est question dans ces deux passages sont évidemment des uOâna. C'est surtout dans un intérêt didactique, en vue d'aider la mémoire des étudiants, qu'elles ■liraient été 1 omposées. Faciles à retenir, puisque coupées sur un mètre invariable, elles formaient un cadre rigide destiné à empêcher les erreurs, les écarts et les oublis. Il en résulte qu'elles ont dû se transmettre sans modifications notables au cours des âges. Leur importance est considérable pour l'histoire de la tradition, car elles constituent en quelque sorte «1rs bornes immuables au milieu du sable mouvant (1rs textes.

1 Cet ouvrage a été traduit en chinois entre 317 et '120. Le nom du traducteur est perdu.

I f. Tripit. éd. Tokyo, XXIV, 8. p. 34\ col. 16.

Cet ouvrage, qui fut traduit sou;- les Han postérieurs , est un commentaire partiel sur VEkottara-Agama.

Cf. Tripit., éd. Tôkyô, XXIV. 1, p. 5o', col. I.

M. ntTLI -kl. I

On pourrait être tettté d'assimiler les textes où des mUAui se rencontrent. «' certaines compositions archaïque! dont les parties versifiées ont reçu avant la prose une forme définitive : li\ unies àUtt/àtta du Hg-\ eda , Jâtaka bouddhique! , etc. (H ie| rapprochement M serait pal fondé. Sans doute, les uddâmi peuvent relleler un état de la tradition plus ancien que le unis en prose auquel ils sont actuellement joints. Il n'en est pas moins vrai que ces gàthâ supposent un récit préexistant auquel elles se sont ajoutées; elles sont une excroissance, une super* fétation. Dans un hymne âkhgàna, au contraire, les Btaoeei archaïques font partie intégrante du texte; elles sont, pour ainsi dire, les premiers cristaux autour desquels la masse lluide du récit s'est solidifiée peu à peu.

En considérant Xuddâna comme un élément ajouté à un texte préexistant, nous sommes d'accord avec les deux outragea dont nous venons de citer des extraits. Le premier, à propos de la composition de ces stances, parle d'un «accroissement du texte» et voit en elles l'œuvre d'un certain nombre de docteurs postérieurs à (ïàkyamuni, tandis que les textes laefél sont la parole du Buddha lui-même. Pour l'auteur du Vm\fiê kong-tô-louen, les gàthâ destinée! à aider la mémoire des étudiants auraient été composées par Ananda. après qu'il eut compilé les trois collections.

On peut imaginer la méthode suivie par les compilateurs pour encadrer ainsi les textes dans des rubrique! revftifieee< L'ouvrage entier devait être partagé en tranches par l'insertion de gàthâ rédigées de manière à donner du contexte un résumé très succinct; et ces tranches destinées à être récitées en un laps de temps donné étaient pratiquement d'égale longueur. Le Fen-pie-4cong-tô-louen fournit à cet égard une indication précieuse. 11 spécilie qu'Ananda «pour dix textes sacrés composa une gâtfiâ». En l'ait, dans tes Nikâya palis, chaque vagga comprend en moyenne dix sulta et \'ud<lân<i iinal eu donne un

Mimé rapide. Le Madhynma-Agmnn , traduit en chinois. M| divisé de la même façon : à part quelques exceptions, chaque pp ou varga compte en moyenne dix sutra et est précédé d'une stance qui indique brièvement le contenu de cette section. Dans le Vinaya des Mulnsarv astivâdin , les che song ne sont pas distribuées aussi régulièrement, sans doute parce que cette énorme collection a subi des remaniements: il semble néanmoins qu'ici encore la division décimale ait été la règle. Les che song de ce Vinaya sont généralement numérotées et groupées en séries de dix appelées men P^. Chaque gâthà faisant partie d'un men est désignée par le mot t:eu -^ . Mm signifie «porter et. pai extension, k maison» et «famille-. l:>u signifie «d'Isa. Chaque série d'uddâna est donc comparée à une famille comptant di\ enfants.

is allons appliquer ces notions générales à l'étude du Pnrinirvàna-Sûtra englobé dans le Vinava des Mûlusarvâsti- Vridin. Que ce long fragment constitue un ouvrage distinct de

Éaste collection dans laquelle il a été incorporé, c'est ce qui ort clairement de l'ordre de succession des che song. Le ième men du ktialnihiviistu comprend, comme les autres , dix uddânn numérotés de t à to. Puis, commence une „velle série à' uddânn qui se rapportent aux derniers événements de la vie de Çâkyamuni. Ces stances ne sont pas numérotées; elles ne forment pas un neuvième men; elles sont véritablement hors série. Au lieu d'être marquées d'un chiffre, elles sont précédées du mot net f*J , qui signifie en l'esj» -intercalaire- et indique suffisamment que le récit correspondant a été interpolé dans la masse du \ inaya. Nous sommes donc fondés à considérer ce récit comme un ouvrage distinct ; nous l'appellerons désormais le Parinitvâmi Sein des Mulasarvàstivàilin.

Nous avons déjà étudié les passages de ce sûtra où sont relatées la fin du Buddha et la crémation de ses restes. Cette

partie nous a p;iru dériver d'un hymne de lamentation à cinq voix dont les stances furent probablement fixées des une époque reculée, mais dont le contexte en prose alla se modifiant et s'amplihant sans cesse. Ce morceau est dune comparable, par sa formation, aux hymnes ikkyàna des Védas. Il est précédé, en manière d'introduction, d'un long récit, d'une structure toute différente, où sont retracées les péripéties du dernier voyage du Maître depuis Kajagrha jusqu'au bois des min. L'itinéraire, enrichi d'épisodes et de discours, est partagé <ti tranches de récitation par quatre uddâna dont nous donnons ci-après la traduction :

XVII, 2, p. 7ob:

Le Bhagavat, pour Kao-eki'iig ^ fj% ( kaundinya?), Kxposa en les développant ies pratiques des disciples Faiseur-de-pluie fj- fH {Varmkûra) ayant interrogé le grand Maître, Celui-ci exposa pour lui les dkarma ££ par sept el par six.

l-a multitude s'assembla pour vénérer le grand Maître. Quand ils curent entendu la Iah, la foi exacte naquit en eux. Il se déclara lui-même vieux et décrépit Kl exposa Vavadâna @ jfifc de Vanêkàra.

Varsakôra dans le bois de bambous

Construisait PâfaUgrâma $£ P£ §,.

Quand (Bhagavat) eut traversé le flenve, il parvint au Petit \ illage (iifarfî)

El progressivement il franchit les étapes du Nirvana.

(1) Ce9 deux premiers pâda ne se rapportent pas au récit du dernier voyage du Buddha. Dans le texte en prose qu'ils résument, le Buddha réside à Çravasli. Tout le passage, depuis la stance 1 jusqu'à p. 71*, col. 9, constitue un sùtra distinct qui n'a pas d'équivalent dans les autres Mrvana-Sfiirn.

**' Le nom de ce village est Kofi daaa le Mahàparinibbêm Smtta. Yi-tsinj; l'appelé tantôt «Petite demeure» >J> ^ (p. 73'', col. 8), tantôt comme ici

Le Buddha sortant de Vaiçâtï à l'Kst Se retourna pour regarder la ville.

Il traversa dix villages Kt. en denier lieu, parvint à Pàpa^.

Puisque les nddânn servaient à l'origine à séparer des tranches de récitation pratiquement égales, ils devraient toujours, dans un texte bien conservé, se présenter à des intervalles égaux. En fait, les quatre stances que nous venons de traduire sont assez régulièrement distribuées dans le texte du sûtra. L'intervalle entre 1 et 2 est un peu plus court qu'entre a et 3 et qu'entre 3 et !i. Mais il faut tenir compte de ce que nous n'avons, au lieu de l'original sanscrit, qu'une traduction en langue étrangère. En somme, l'écartement des uthlàna tendrait plutôt à suggérer l'idée que le texte actuel n'a pas subi de moditications profondes. Mais c'est là une illusion qu'il faut se hâter de dissiper.

Si on cherche à expliquer la position et le contenu de ces stances par rapport au récit en prose dont elles devraient être le canevas versifié, on se heurte à de graves difficultés. Les

*Petit villages >J> W. (Les trois éditions chinoises donnent la leçon «Petit arbre t\^ $%. ) Ces traductions chinoises supposent un original Kuti.

1 C'est la ville de Para dans le MahâparinihbânaSutta. ^i-tsing transcrit le nom de cette localité : Po-pu jfjjT jjjjT et ajoute en note : po-po signifie mauvais (p. 77% col. 11). Dans le Ihtl-ïit tibétain, le même nom est traduit sdig-pa-î-an , c'est-à-dire : marnais. Tout ceci correspond à un original Papa. Cette dernière forme est d'ailleurs attestée dans les Ecritures des Jainas. Mahânra mourut dans la ville de Papa (cf. Jacobi, Sacred Books of the East , XXII. p. a6i). Un Parinirrâna-Sûlra , traduit en chinois, dont j'aurai l'occasion de m' occuper dans la suite de ces études, le Pan-ni-yuan-king j|j£ j/£ ÎM |£c • parle d'un royaume de Po-tutu jjjjf |j] dont les notables habitants h nomment Hoa-che ^ J£ XII. 10, p. ii\ col. 10). H s'agit là du royaume de Papa; les caractères jj£ g] sont fréquemment employés pour transcrire le surnom de Mâra le Mauvais.

faits sommairement relatés dans la stance 1 sont bien racontés en détail dans le texte suivant (depuis p. 79*, col. S . jusqu'à p. 72'', col. 5, c'est-à-dire jusqu'à la stance 9). Par contre. tout le récit développe auquel se rapporte la stance h précède immédiatement cette stance (depuis p. 7 fjh, col. 3, jusqu'à p. 78% col. là).

La stance 2 est suivie d'un discours prononcé par le Buddha devant une multitude de Bhiksu accourus auprès de lui. C'est exactement le sujet des pâdn a et b. Mais le développement des pâdn 0 et d manque à la suite du récit. Le développement de la stance 3 précède cette stance (pour les deux premiers pâdn . depuis p. y3*, col. *, jusqu'à p. 73b, col. 7; pour les pâdn <■ et d, depuis p. 73b, col. 7, jusqu'à p. 7/1% col. a.).

Ainsi le développement des vddâun 1 et 9 suit respectiwment ces stances, sauf en ce qui concerne les pâda c et d de la stance 2 qui ne paraissent pas avoir d'équivalent en prose. Par contre, le développement des uddâna 3 et h précède ces gâthâ.

Ces constatations nous conduisent à formuler l'hypothèse suivante : Le récit du dernier voyage du Buddha a subi d'importantes modifications depuis le temps où Jurent composés les quatre uddâna cités plus haut. Certaines parties ont été supprimées, notamment celles qui se rapportaient aux pâda t et à de la stance a. D'autres passages, au contraire, ont probablement reçu de nouveaux développements. Par suite de ces coupures et de ces allongements, l'écart entre les rubriques versifiées tendait à devenir fort inégal. Pour éviter cette diasy* métrie contraire aux habitudes traditionnelles, on dut procéder à une nouvelle répartition des stances : les deux premières restèrent à leur ancienne place, c'est-à-dire avant le ni il qu'elles annoncent; les deux dernières furent reportées après les développements correspondante

Si le récit du dernier voyage du Buddha, tel qu'il existe

actuellement dan-; If \ inavn des Mulasarvâstivâdin, a subi d'importantes modifications, les questions suivantes s'imposent à notre examen : Quelle! parties du texte ancien ont été supprimées ou raccourcit développées?

Quelles ont été les causes de ces remaniements ?

Quand on lit, indépendamment du contexte, les quatre whlâwi cités [)lu> bsulj on est aussitôt frappé Je la place importante qu'y tient 1 artakâru. Le nom de ce personnage parait dans trois stances sur quatre, bien que le ministre d'Ajntaçatru ne put exercer son autorité dan> les pays situés au nord du Gange. Or la route du Gange à kuçinagara était environ deux fois plus longue que celle qui conduisait de Râjagrha au grand Heine. Le fait que, dans le récit ancien, le premier tiers de l'itinéraire était l'objet de plus longs développements que tout le reste, prouve évidemment que les préférences des conteurs allaient au pays de Magadha. L'insistance avec laquelle ils parlaient de Vanakâra signifie apparemment que ce personnage était connu comme un des protecteurs du Bouddhisme naissant. Il semble qu'à l'époque où nos uihlâm furent com-

. la religion nouvelle ne s'était pas encore largement Répandue au nord du Gange, tandis qu'elle > était solidement implantée en Magadha. grâce à la protection de quelques dignitaires, parmi lesquels Vanakâra devait être le plus puissant.

Getts interprétation se concilie parfaitement avec ce qu'on sait des débuts du Jaïnisine. Les I;- "S des Jai'nas font

iiîîitiv aux environs de \ aieali Ifl fondateur de leur secte, \ntapuUa: et tout porte à croire que la religion rivale du Bouddhisme commença par se développer dans les pa\s au nord du Gange l. Le Mëhàoagga montre \<ltnputta et les

tint de VesàJi s'opposant de tout leur effort à la propa-

Voir Jacobi, Sacred Books of the Eatt, X\II. Introduction.

■ »W 56 )*•— f'ilO]

gande de Çakyamuni (1). Par un piquant contraste, aprèl avoir été l'hôte et le confident du ministre Vœyakàra, le Buddha ayant traversé 1»' lleuve est reçu par la courtisane Ainlmjx'ilï.

Dans les uddàna cités plus haut, il n'est question de Vaiçàll qu'à la stance h :

Le Buddha sortant de Vaiçàlï à l'Est Se retourna pour regarda1 la ville.

A Rijagrha, Bhagavat avait longuement exposé la Loi; il avait énuméré les dharma par sept et par si\. \ Vaiçâb, net jrdihâ ne mentionnent aucune prédication : le Buddha se borne à regarder la ville. Cette différence de traitement se justitie par l'attilude des habitants des deux villes à l'égard de la Bonne Loi. Comment aurait-on pu admettre que le Buddha eut prodigué ses enseignements dans une ville qui apparaissait aux yeux de tous comme le foyer de l'hérésie? C'eut été mettre en doute l'efficacité de sa propagande.

Il vint pourtant un jour où les sectateurs de Çâkyamufii furent très nombreux au nord du Gange, et où Vaiçëli s'enorgueillit d'être une des premières cités dans l'Église. L'importance religieuse de Râjagrha en fut certainement amoindrie et les moines Vrjiens s'efforcèrent alors d'élever leur métropole au-dessus de la ville d'Ajàtaçatru. Bien que tout ce passé soit enveloppé de brume, deux grands faits apparaissent ave* netteté. Lne tradition très répandue rapporte que le premier concile bouddhique se tint à Râjagrha ; le second aurait eu lieu cent ans plus tard à Vaiçâlï. Cette donnée est d'accord avec les constatations qui précèdent et les analyses qui vont suivre. Elle tend à faire distinguer deux époques dans le développement du Bouddhisme à ses débuts : la première caractérisée par la suprématie spirituelle de Râjagrha, la seconde

1 Itak&tagga, Yi , •*< i .

l'.ir —<+( 57 >«—

marquée par l'élévation de Vaiçàlï au rang fie métropole religieuse.

Ile manière de voir est confirmée par la comparaison des divers Ntrvàna-Sûtra et des quatre uddûna cités plus haut. Quand, sous l'influence des Vrjiens nouveau convertis, on ■ l'itinéraire du dernier voyage du Buddha,on dut trouver que les épisodes relatifs à Vanakàra v tenaient une trop large place. On supprima donc Vomi/ma auquel il est fait allusion au dernier pàda de la stance a et que nous ne retrouvons plus dans le contexte en prose. Cette coupure présentait un double avantage : elle réduisait les développements excessifs consacrés jusqu'alors au Magadha et elle permettait de leur substituer d'autres traditions jugées plus intéressantes. On ne désirait pas seulement, en effet, diminuer la part du Magadha; on voulait surtout augmenter celle de \ aiçâlï.

Dans le canevas versifié constitué par nos mhlânn, sur un total de 1 \ pâda, deux seulement sont réservés à \ aiçâlï. Par contre, le récit du séjour en cette ville est très développé dans le contexte en prose. L'arrivée du Buddha auprès de \ aiçâlï est relatée p. 76% col. 3, et c'est seulement p. y6b, col. 8, qu'il s'en éloigne définitivement : 100 colonnes de texte chinois sont consacrées à son séjour sur le territoire de cette cité. Or l'itinéraire complet commence p. yt\ col. 1 o , et finit - . col. i5, comprenant environ -280 colonnes de texte. Le rapport io5 : *85 est de beaucoup supérieur au rapport •2 : ih. Nous ne prétendons pas, au moyen de ces chiffres, mesurer avec précision l'importance de \ uiçâlï dans des rédactions successives du même récit. Il nous suffit de montrer que, dans les ttddânn , le passage du Buddha en cette ville n'est marqué par aucun fait capital, tondis que dans l'itinéraire du Pnriniirânti-Sùtni des Mûlasarvâstivadin le séjour du Maître à ] niçâh absorbe plus d'un tiers du récit en pro

Dans le MahàparinibèàmSmtta} le vovage du Buddha rem-

plit foi QUatft! premiers chapitres, soit i5/i paragraphe». Son séjour à Vaiçàlï et aux abords il»- cette ville est raconté dmi^ Il plus grande partie du chapitre u et dans tout I»- chapitre ni, c'est-à-dire dans 6^ paragraphes sur un lolal de î 5 6 . Le rapport qui était d'ahord de 9 : ih, puis de i o5 : t»85, est celte fois de G7 : i5/i. En d'autres termes, le récit consacré à Vai- <ali qui, par rapport à l'itinéraire complet, était égal à un septième dans les wddâka, puis sensihlement supérieur à un tiers dans le contexte en prose, atteint presque la moitié dans le Mtihâpnrinibbàtin-Siittn.

Dans le Tn-pun-nii'-p'nn-liinfr, la transformation e>| encore plus radicale. Tandis que la plupart des grandi IS'irrânn-Suii <\ prennent Kajagrha pour point de départ du dernier voyage du Buddha, dans le Tn-j)tni-iuf'p'(i/i-Li)iir\'\l'u\('n%nre commence à Vaiçàlï ; la première partie de ce sûtra coïncide à peu otbt exactement avec le chapitre m du Mnhâpinnnbbihin pâli. Dans cette rédaction tardive, Vaiçàlï a complètement évincé sa rivale Râjagrha.

Si on observe dans un épisode isolé le lent travail de transformation qui aboutit à la glorification de \aicali. on tmu\e de nouveaux arguments en faveur de la thèse que nous venons d'esquisser.

Au début du Porimmlna-Sûtra des Mulasarvâstivëdin, le Buddha, consulté par Var.vtkâni , expose les sept conditions qui assurent aux Vrjiens la prospérité. Le l'ia" sulra du Madhynma-:\trmna traduit en chinois, intitulé XavsiiLnra jfj j^UJ.

"' Le tchotyf-a-han-king tfc |SÎ ^ <£?£ (Nanjio, n° 54q) a été traduit eu 397-3(|8 par Gautama Satfighadèta. Le im' sutra de celte collection eftt intitulé (t Pluie-influence» |:|:J ^. Nanjio restitue li\ potlittiqueim-iit un original \arsnltala (?). L'identilo de C8 sutra et du début du Malidparinibluinii-Sutln pronvi' (ju'il ^';»j;it cerlainernent ici do Ynrsukarn. S;nngli;idov;i ;i rendu hum au moyen du mol che ^ <r puissance, inllinucc •.

reproduit la prédication des dhnrtua par sept et par six toile qu'elle est énoncée dans le Pnnmrvônn-Sùtrn des Mula-arvâslivàdin. Ni dans un texte ni dans l'autre, il n'est dit que <<• discours ait jamais été prononcé ailleurs qu'à Ràjagrha.

Mais quand Vaiçâli fut convertie, les moines de la région rent habilement entendre que leur ville avait été l'un séjours préférés du Maître, et qu'à mainte reprise il v avait donné son enseignement. Dès lors, il pouvait paraître étrange qu'une prédication, touchant les Vrjiens de très près, n'eût été prononcée que chez leurs rivaux du Magadha. Par un adroit subterfuge, on retoucha donc l'ancien texte et on fit dire au Buddha que les sept conditions énoncées à Ràjagrha, il les avait déjà auparavant énuffiérées à Vaiçâlî. -Alors Bhagavat s'adressa au Brahmane 1 assakâra et dit : -In jour que «je me tenais, ô Brahmane, à Vesâli, au Sâranduda cetiya, «j'enseignai aux Vrjiens ces conditions de prospérité.» (Mahâpiirinibbâna-SuHa . I,

De là, jusqu'à forger de toutes pièces le texte du discours auquel on faisait allusion, il n'y avait qu'un pas. Il suffisait de reproduire la prédication de Ràjagrha en transportant la scène à Vaiçâlî. Dans Y AliguttalthNikâija pâli, cette innovation est réalisée. Les sutta \\ à \\\ du StUtAk&-NipiM correspondent exactement au* dix premiers paragraphes du Mahâparinibbâna-Sutta : le Buddha dans la ville de Hâjngaaha énules dhamma par sept et par six. Mais ces textes sont lés d'un sutta nouveau, le \I.V, où sont brièvement énumérées les sept conditions de prospéra jiens et où la

scène se passe à Nesàli, au Sàrandada cetn/a. Le même sermon est donc successivement prononcé à Vesâli. puis à Râjagaha.

Dans le Ta-patMtie p'an-king. l'équilibre est décidément rompu en faveur de V/iiçâlî. Ce sûtra omet complètement le dialogue du Buddha avec Varsakâra et c'est seulement dans la capitale des Vrjiens que sont énumérées les sept conditions de

leur prospérité. On voit par quels détours des scènes qui, dans la tradition la plus ancienne, étaient localisées au Magadha ont été finalement reportées à Vaiçâli afin d'accroître le prestige et la sainteté de cette ville.

La même tendance peut encore être décelée d'une autre manière : en considérant à part l'élément numérique qui sert. pour ainsi dire, d'armature aux discours prononcés par le Buddha en cours de route. La plupart de ces prédication! peuvent se ramener à un type unique. Prenons par exemple l'exposé des cinq dommages résultant de la mauvaise conduite. Le Buddha dit : «Quintuple est le dommage. . . En premier lieu. . . En second lieu. . . », etc., jusqu'à la fin de l'énumération des cinq dommages. Un tel discours se compose ism'iitiellement d'une courte introduction destinée à mettre en relief l'élément numérique de la prédication : «Quintuple est le «loinmage. . . r>, et d'une énumération en autant de parties qu'il est spécilié dans l'introduction.

D'autres discours s'écartent plus ou moins de ce type. Il y manque un des éléments que nous venons d'indiquer. La courte introduction y fait généralement défaut. Retranrli.ni> ces derniers sermons et ne retenons que ceux de la premier»' catégorie. Nous pouvons dresser la liste suivante : A Hajagrlia. exposé des dharma par sept et par six (Vinaya des Mulasarvâstivàdin , p. -7 ta; Mahâpartiiihbâiia-Sutta . I , 'j ). A Pataliputra . exposé des cinq dommages et des cinq avantages (Vinaya dejj Mulasarvàstivàdin , p. 72**; Mahâparmibbâna, I. •>."); Muliâvaggn, VI, 28 ). A Kotigrama, les quatre vérités saintes ( Mnhâparinibbâna , II, ;>. ; Mahàwgga, VI, 29). A Vaiçâli, prédication! en liuit points (Vinaya des Mulasarvàstivàdin, p. 76'; Mnhâparinibbâna, III, i3). A Bhoganagara(1), les trois causes deg

"' A Bhuii(l(ij;amii . aussitôt après la sortit» de \i"-iili, le Makâparitùbbànu

tremblements de terre (Vinaya des Mnlasarvâstivàdio, p. 76b).

A /''//"/. les deux circonstances où le corps du Tathâgata est particulièrement brillant (Vinaya des Mûlasarrâstivâdin, p. -Sb; Mahàparimbbâna, \\ . .">- . auprès de la rivière koLutstlul ' ou Htranyavati, les deux offrandes <!•.• nourriture les plus méritoires Vinaya des Mûlasarrâstivâdin, p-yp/: Mahâpartnibbàna , I\ . ia- . Considérons la suite de ces nombn

Si on élimine le chiffre 8. il apparaît que tous les nombres delà série sont rangés dans l'ordre décroissant. Otto disposition n'est pas fortuite. Elle est conforme aux habitudes s.;eulaires des compilateurs indiens. Les divers Ekottnra qu'on trouve dans le canon bouddhique sont tous composés en tenant compte de l'élément numérique des sûtra. Dès lors, les prédications en huit points apparaissent ici comme une interpolation qui détruit l'harmonie du plan primitif. Et si on observe qu'elles fuient prononcées à Vaiçâlî, tout s'explique : pour faire à celte ville une large pari . que l'ordre ancien a été dérangé.

D'après la première rédaction dont les uàdâna sont le canevas versifié, il ne semble pas qu'aucune prédication mé-

■lace un discours en quatre points dont l'équivalent se retrouve dans le Vinava des Mùlasarvàsti vàdin , sans donnée numérique exprimée. Nous verrons plus loin qu'il v a des rai-<>us de penser que la forme la plus antienne de ce discours est celle du Vinaya, -ans donnée numérique. C'est pourquoi, dans cetle liste, nous n'avons pas tenu compte du sermon de Bhandagàma. De même, te Makâparmibbâna-Sutla -itue à Bhoganagara un sermon sur les s quatre autorité-- qui se retrouve dans le Vinava des Mûlasarvàstivâdin sans donnée numérique exprimée. Nous avons également négligé ce dernier sermon dont l'ancienneté est douteuse.

Yi-tsing ne parle pas de la rivière kakutsthà. Après Papa, le Bhagavat atteint immédiatement la rivière de l'Or £ \pf, c'est-à-dire la rivière Birwitfi

morable ait. été prononcée à Vaiçiii à l'occasion du dernier passée du Mettre. Cette circonstance ne devait pal tarder à blaaser l'orgueil d'une ville qui aspirait à surpasser RàjagrhaJ Sous l'influence des Vrjiens, on intercala donc dans la Béni primitive des prédications en huit points localisées à Vaiçiii :

le Pdiiiiirrâijd-Sûlrd des M ulasarvasln adin n'en contient qu'une seule; mais le Mah&parmAbèna-SutUk eu renferme quatre. Comme si cela ne suffisait pas encore, on ajouta que Bhagavat avait prononcé au Wahêtoana un grand discours qui, à lui seul, est un abrégé de la Loi et se décompose en trois séries de quatre termes, deux séries de cinq, une de sept et une de huit, rangées dans l'ordre croissant.

Ainsi, soit qu'on mesure l'étendue respective des di\ parties du récit, soit qu'on suive les variations d'un épisode isolé, soit qu'on observe l'enchaînement des discours du Maîlre. on constate, dans les rédactions successives, un ellmt croissant pour favoriser Vaiçàlï et lui assurer de nouveaux titres à la vénération des fidèles.

La comparaison des uddâna cités plus haut et des divers Parmirrânn-Sûtra nous a permis de remonter à une époque où la partie la plus importante de l'itinéraire du Buddha était la traversée du royaume de Magadha. A ce stade, il n'était guèfl question de Vaiçiii que pour mentionner le dernier regard jeté sur elle par le Maître. Le moment es! venu de montrer d'une façon précise par quelles transformations la partis la plus brève du récit s'est développée au point de devenir la plus longue, la plus riche en épisodes et en discours. .Notre lâche est ici singulièrement délicate, parce que la rédaction primitive ne nous est pas parvenue dans son intégrité. Comment allonsnous suppléer à cette insuffisance ?

Les Agama ont été compila iv*BC dta tt-vtes sacres de dates et de provenantes diverses. On peut v découvrir des fragments

•^pondant aux phases les plus anciennes de l'histoire religieuse. C'est ainsi que le Samyukui traduit en chinois nous a fourni un sutra qui parait être L'embryon des i»:cîts développés de la fin de Buddha. De même, on peu r trouver dans

rtma des morceaux, témoins des remaniements sue subis par notre itinéraire. Ces fragments, confrontés avec les passages parallèles des Parinircârm-Sùtra , seront rangés avec eux dans Tordre chronologique présumé et nous permettront

ivre le développement de la tradition.

L1 .)6" sutra du Mnilhyumn-Agania traduit en chinois e>t intitulé : Tremblements de terre $J jfj. D'autre part, le Mnhâmarùribbâna-Sutta et VÂhgutUtra-Nikôya palis contiennent également des prédications du Buddha relatives aux tremblements de terre. Il y a la matière à comparaison. Le texte du Madhyama

lisiblement dillérent des deux autres, tandis que les deux rédactions pâlies sont identiques. Nous avons traduit ci-après le 36* sutra du MaJhyama chinois et nous donnons ensuite le passage correspondant du Makàpanmbkâna-Sutta,

-Bit-tne 4* M & f£-

(Trip., éd. Tôtyô,XII.5.p. So\)

Adbhulu-dharma-varga fc ^ fë fè pp , Bhûmiada-sûtra j& ^ ^£.

Si ainsi que j'ai entendu. Une fois, le Buddha voyageait au j> Kin-kong j^ $|j : la ville s'appelle Ti J&. En ce temps-là. il y eut là-bas on grand tremblement «le terre. Quand il y a un grand UeuMeWOtl de terre, des quatre côtés un grand vent s'élève. Dans les quatre régions, des comètes paraissent. Les murs des habitations sont tous renv> détruits. Alors le vénérable Ânanda vit ce grand tremblement de terre.

Quand il y a un grand tremblement de terre Le vénérable Anauda

l'avant vu fut effrayé et sur tout son corps le poil se dressa. Il s'approcha du Buddha. inclina la tétc et adora ses pieds. Il s'écarta, se tint

ili- côté cl dil : rû Bhagavat I voici qu'il v a un grand tremblement de Icrif. Quand il y a un grand tremblement de terre...- Là-dessus, le Bhagavat dit au vénérable Ananda : rrC'esl ainsi, Ananda, voici qui! y a un grand tremblement de terre. C'est ainsi, Ananda. Quand il v a un grand tremblement de terre. . . - Le vénérable înanda dit : r(J Bhagavat ! combien y a-l-il de causes qui produisent un grand tremblement de terre? Quand il y a un grand tremblement de terre. . . n Le Bhagavat répondit : rrO Ananda! il y a trois causes qui produisent un grand tremblement de terre. Quand il y a un grand tremblement de terre. . . Quelles sont ces trois (causes) '.' 0 Ananda, cette terre repose sur l'eau. L'eau repose sur lèvent. Le vent prend appui dans l'espace. O Ananda, parfois dans l'espace un grand vent s'élève. Quand le vent s'élève, l'eau est agitée. Quand l'eau est agitée, la terre tremble. Ceci esl la première cause qui produit un grand tremblement de terre. Quand il y a un grand tremblement de terre.. . . De plus, Ananda. quand un Blnksu possède de grands moyens magiques #Q Jj; ^ (rddhipàda), une grande vertu prestigieuse, l'aide de grands mérites, une grande force surnaturelle prestigieuse, et que son esprit dispose souverainement des moyens magiques (rddkipâda), si ce Bhiksu, à l'égard de la terre se la représente comme petite et à l'égard de l'eau se la représente comme illimitée, pour celle raison, cette terre, suivant son désir, à sou gré, s'agilera s'il veut qu'elle s'agite, tremblera s'il veul qu'elle tremble. Il en est de même d'un deva gardien de Bhiksu. Quand il possède de grands moyens magiques, une grande vertu prestigieuse, l'aide de grands mérites, une grande force surnaturelle prestigieuse et que sou esprit dispose souverainement des moyens magiques, si ce (deva), à l'égard de la terre se la représente comme petite et à l'égard de l'eau se la représente comme illimitée, pour cette raison, cette terre, suivant son désir, à son gré, s'agitera s'il veut qu'elle s'agite, tremblera s'il veut quelle tremble. Ceci esl la seconde cause qui produit un grand tremblement de terre. Quand il v a un grand tremblement de terre. . . De plus, Vnanda quand un Tathâgala doit prochainement, après une durée de trois mois, entier dans le l'arinirvana. il se produit pour celte raison un grand tremblement de terre. Quand il y a un grand lremblemenl de terre. . Ceci esl la troisième cause qui produit un grand tremblement déterre. Quand il y a un grand tremblement de terre. . . ■

Alors le vénérable Ananda, ayant entendu ces paroles, pleura de chagrin el ses larmes tombèrent comme une douce pluie. Les mains jointes, tourné vers le Buddha, il lui dit : -<> Bhagavat 1 ceci esl très étrange et très extraordinaire. Ces! un (h^ adbhuta-dhwma que peuvent

H 19] • •>*( 65 Wt-

i réaliser) les Tathâgata sans attachement, exactement illuminés, el dont Je» mérites sont parfaits. Et pourquoi ! C'est parce «pie le Tathâgata doit prochainement, après une durée de trois mois, entrer dans le Parinirvana, qu'il produit un grand tremblement de terre. Quand il \ a un grand tremblement de terre. . . -

Le Bhagavat dit au vénérable Ananda : -C'est ainsi. Ananda, c'est ainsi. Ananda! ceci est très étrange et très extraordinaire. C'est un des adbhutit-tllxmiiii que peuvent i réaliser les Tathâgata sans attachement, exactement illuminés et dont les mérites sont parfaits. Et pourquoi ? aree que le Tathâgata doit prochainement, après une durée de trois mois, entrer dans le Parinirvâna . qu'il produit un grand tremblement de terre. Quand il y a un grand tremblement de terre. . . De plus, ù Ananda. je me suis rendu dans d'innombrables centaines de milliers iublées de Ksatriya : je m'asseyais et m'entretenais avec eux de manière à m'adapter à leurs esprits. Après que je me fus assis en méditation parmi eux, ma forme était semblable à la leur, ma voix était semblable à la leur, mon maintien et nies manières étaient semblables aux leurs. S'ils me demandaient une explication .je répondais en leur donnant cette explication; puis j'exposais pour eux la Loi Je développais en eux la soif d'apprendre el je les menais a la satisfaction parfaite. Lorsque, bar d'innombrables moyens, j'avais exposé pour eux la Loi, développé en eux la soif d'apprendre et que je les avais menés à la satisfaction parfaite, je disparaissais alors en ce lieu. Lorsque j'avais disparu, ils ne lavaient pas qui j'étais, si j'étais un homme ou si je n'étais pas un homme. 0 Ânanda. ceci est très étrange et très extraordinaire. C'est un des mlhliula-dhtirmu que peuvent réaliser les Tathâgata sans attachement . exactement illuminés et dont les mérites sont parfaits.

De même pour les assemblées de Brahmanes, les assemblées de maîtres de maison, le> assemblées de Cramana.

<• Ananda, je me suis rendu dans d'innombrables centaines de milliers d'assemblées de Câturdevarâjika P9 ï ^ • je m'asseyais et m'entretenais avec eux de manière à m'adapter à leurs esprits. Après que je me fus assis en méditation parmi eux, ma forme était semblable à la leur, ma voix était semblable à la leur, mon maintien et mes manières étaient semblables aux leurs. S'ils me demandaient une explication, je répondais en leur donnant cette explication: puis j'exposais pour eux la Loi. Je développais en eux la soif d'apprendre et je les menais à la satisfaction parfaite. Lorsque, par d'innombrables moyens, j'avais exposé pour eux la Loi, développé en eux la soif d'apprendre el i les avais menés à la satisfaction parfaite, je disparaissais alors en

ce lieu. Lorsque j'avais ilis|i;ini, ils ne savaient pas (pu j'étais, si j'étttf

un deva (comme eux) ou un (leva différent. <> Ananda, ceci est très étrange et très extraordinaire. C'est un «les âdbkuta-dharma que peuvent i réaliser) les Tathàgata sans attachement, exactement illuminés «-t do» les mérites sonl parfaits. De même fin'/ les dieux Trayaêtrimça, le*

dieux ) (Hua fâ fjt, les dieux Tarifa lj\l-:^i. les dieux Sirmànaraa fâ ^ , Ifs dieux Paranirmânarati -ftlî. 'fft $£ • '('s dieux Brâkmakâyikt $£ ^, les dieu* Bn&mapurokita *£ ',»« ^- l*'s dieui ParirtôiAê]

*p %, les dieux àyramânâblui '/. . les dieux Î6à<w»i

les dieux l'ttntiaçuhlia >J? f$ ■ '('s dieux Apramânâçubka 3«£ ^ f£ • les dieux Amthlmihtt M "j" ^|, les dieux Pmyttpnuava Zfc jpg . les «lieux I rltalplwla H H , les dieux lc/-/m M $( , les dieux Lfopos M g les dieux Sudrçu |f ^ - les dieux Siidairium $ %. O Ananda. je me suis rendu dans d'innombrables centaines de milliers d'assemblées de dieux Abuiistlid & $u j£: je m'asseyais el m'entretenais avec eux de maniera à m'adapte* à leurs esprits. Après que je me lus assis en méditation parmi eux, nia forme «Hait semblable à La leur, ma \<>ix était semblable à la leur; mon maintien et mes manières étaient semblables aux leurs. S'ils me demandaient une explication, je répondais en leur donnant celte explication; puis j'exposais pour eux la Loi. Je développais en eux la soif d'apprendre et je les menais a la satisfaction parfaite. Lorsque, par d'innombrables moyens, j'avais exposé pour eux la Loi, développé es] eux la soif d'apprendre el que je les avais menés à la satisfaction parfaite . je disparaissais alors en ce lieu. Lorsque j'avais disparu, ils ne suaient pas qui j'étais, si j'étais un deva (comme eux) ou un deva différend 0 Ânanda. cette chose est très étrange et très extraordinaire. C'esl un des adbhuta-dhartm (pie peuvent (réaliser) les Tathàgala sans attachai ment, exactement illuminé.-;, dont Les mérites sont parfaits. -

Le Buddha prononça ces paroles. Le vénérable luanda et tou lihiksu, ayant entendu les paroles du Buddha, se réjouirent et pratiquèrent respecliieu sèment.

Mdhfipiiruiilibfluii-Siillii.

(Diffha-Nikaya, I. II. |>. ioli-1 10.

Cf. \iiffiiltarii-Nikthfti . Illnimirnla-] titfftti.

(T. I\. p. 3it-3»l et p. :<o7-:5o8.)

Alors Bbagavat, étant au Câpâla celiya, délibérément el consciemment, rejeta son reste de vie (àyu-samkhâram). El quand il l'cul ainsi

[&SM ■: w*~

il se produisit un \ iolont tremblement de terre, effrayant et terrible, elles tambours des dieux résonnèrent. Alors Bbagavat, avant vu cela, proféra cet hymne d'exultation :

Existence commune et transcendante.

Tout ce qui lui restait à vivre. !•■ sage l*a abandonné.

Plein dune joie intime et recueillie.

(1 a brisé son existence comme m

Alors le vénérable Ananda (it cette réâexioo : -Il est étrange el mertetUeux en pie « violent tremblement d effrayant et

terrible, se produise, et que les tambours des ditux resonnent. Quelle peut être la eau--. <|iielle peut être l'occasion de ce tremblement de terre

Alors le vénérable Ananda s'approcha du lieu ou était le Bhagavat. lui rendit hommage Pieusement de côte et dit : "Il est

étrange et merveilleux en vérité- que ce- violent tremblement de terre, effrayant et terrible, se produise, et que les tambours des dieux résonnent. Quelle peut être la cause, quelle peut être l'occasion de ce tremblement de ten

— Ananda. il y a huit cause'., il y a huit occasions qui produisent un grand tremblement de terre. Quelles sont les huit? La grande terre. Ananda. prend appui sur l'eau, l'ean sur le veut et le vent est dans e. Et au moment. Ananda. où souillent des vents violents, les eaux sont secouées par le souffle des vents violents et la Jarre est secouée par l'eau mouvante. Telle est la première cause . telle e6j la première -ion d'un violent tremblement de terre.

ilus. Ananda. quand un Samana ou un Brahmane est doue

d'une grande force surnaturelle) si contrôle entièrement i

ment- de -on cœur; quand une devatâ est douée d'une grande force

[surnaturelle et d'un grand pouvoir, lorsqu'il- sont parvenus à se

•nter la terre comme limitée et l'eau comme illimitée, alors

1 iUe stance se retrouve dans le pas-a;;e correspondant du Pariiurvâna Sûtra de^ Mdla-arvâ-tivadin. mais au h' pada la comparaison est différente : mme i' iseau brise sa coquille-. L'original san-ctit ■ dans

VOdâiiar.. wvi. atf : t . . . koeam ivàndasambhava! fSvaiina, p. 20.)

VOiàna pa!i . vi , •> . «'-.! d'ac rord av,-e le Dtgka et VAnguttara ; cf. Sylvain L»vi . f/Apramâda-tmrga , lùnde sur Ut reen hharmafmiia» . J. t., frOja,

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