‹ Le Parinirvana et les funérailles du BuddhaChapitre 6 sur 10 · NN~ [V · texte numérisé non relu

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la prédication du Buddha dans le sutra de YEhottara sur les r. huit pensées du grand homme» : -0 Ânuruddha ! il !<■ faut savoir. Quand les défenses des Bhiksu sonl parfaitemenl observées, on obtient la fixité de la pensée. Quand on a obtenu la fixité de la pensée, on acquiert la bo gesse. Quand on a acquil la sagesse, on devient to-ncu (bahuçruta). Quand on es! deveni to-wm, on obtient la délivrance. . . » Dans les deux ca^. le Buddba réunil par un lien logique les trois termes : défense! (jft/a), fixité de la pensée (snwâdlii) et sagesse {jprajnâ . Il montre que ce sont trois étapes successives sur la voie de la délivrance. L'Ekottara chinois ajoute un élément nouveau : bahun-utn . mais cette addition tardive ne peut masquer l'identité foncière des deux prédications.

Dans XEliotiara chinois, ce qui fut primitivement le sermon de Bhamlagràmn est intercalé dans un long récit où paraît à trois reprises une série de huit propositions appelées le] «huit pensées du grand homme ». D'où provient cette série répétée avec insistance ?0n la trouve à la fois dans VÂngvttorm Nikâtja pâli et dans le Madhyama-Âgama traduit en chinois.

Le y 4* siitra du Madhyama chinois et le 3oe sutla de YAtthalïa-Nipata de\'Ahgultara-l\il,tli/a pâli ] sont presque identiques. Ils nous apprennent qu'Anuruddha. se trouvant seul au pavs des Ceti^\ eut conscience des huit pensées (aUhavùnkhà du grand homme. Malgré l'éloignement, Bhagavat connut la

(l> Cf. Anguttara Nikâya, IV, p. 228 et Madhyama-Agama (Trip., éd. Tôykôj XII, 5, p. i»»ia). H existe une autre traduction très ancienne du -'\' sûtra «lu )tadhyama- [gama.Cest \e Fo-chovo-o-na4iu-pa-nien-king f^', pJ£ ]>pj ?Jf> {\\ /^ ^ ij^r. (Nanjio, n° 563), traduit en 1 85 , sous les Han postérieurs, par le Yue-lche ) M [^ .

W Anguttara-Nikâya , IV ', |i. 998 : «... Anuruddlia Cetïsu viharati Pâcinftf vtrasedâye.» Madhyama chinois: s... Anuruddha était à Tcht-t'i-chtou ^ $£ :J('^ dans le huis de Eau-îlot yjç ^». Dharmanandi a transcrit au moyeJ de la syllabe cheou la désinence du locatif. Ceti est, dans la langue classique,! ptyi de Gedi, dans la région de Jabafanr.

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pensée il Vnuruddha et, quand celui-ci vint aux lieux où ré>iit le Buddha ' . le Mettre choisit pour théine «le sa prédicaii les huit pensées dont Anuruddha avait précédemment eu I intuition. Par l'effet de cet enseignement. Anuruddha devint Arhat.

Cr récit fournit la charpente du sutra correspondant de Ykkoltmti chinois. Certaines parties ont été raccourcies, d'autres se sont développées: mais le fond est resté le même. Dans 1' [ngultara pâli. Anuruddha est d'abord au pavs de- VEkoltara le fait voyager «aux lieux où demeurèrent les quatre Buddha - ■-. Dans VEIcotiara chinois, Anuruddha, parvenu auprès du Buddha, pose une question à laquelle le Maître répond par une stance qui manque dans les autres sources. Puis le Buddha énumère les étapes sur la voie de la délivrance- à peu près dans les mêmes termes qu'à Bhandngr/hiin . d'après le Vinaya des Mulasarvastivadin. Ce passade fait complètement défaut dans les autres sutra sur les -huit les du grand homme-. La suite de la prédication est semblable dans les trois textes. Toutefois, dans YEkottara, la lin du >utra est moins développée que dans le Mndhyanm chinois et I inguttara pâli.

En somme, dans YEkottani traduit en chinois, le sutra sur les «huit pensées du grand hommes se compose de trois éléments : i° une partie commune à ce sùtra et aux deux textes parallèles du Madkyama chinois et de YAiigulUirn pâli; •> la prédication sur les étapes de la vie morale prononcée à Bhntufa-

[ngmttara-Nikëym , IV. p. 228 : -. . . Bhagavà Bhaggesu vihaiati Suin-umaragire Bhesakalavane Migadâye.- Mwikyama chinois : ■ . . . te Buddha voyageait à P'thic'i-ehetm ^ ^ $£ , à la montagne du Crocodile jg , au hois de Frayeur 'jfjj . à l'ermitage de- Cerfs.- Ici encore, Dharmanandi a transcrit la désinence du iocalif. La traduction abois de Frayeur-? correspond à un original Bhtsanaka au lieu de Bhesakala du pâli.

(,) Sur le pays où demeurèrent les quatre B.iddha. cf. J. A., i<)i'i, II, p. io,8, note 1.

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grima dam le Vinaya des Mûlaservâslivàdin, 3g une stanco destinée ,i mettre en relief cette idée que les «défenses » sont mpénenrei à l- audition».

Avant de rechercher les raisons pour lesquelles ces élément! divers se sont juxtaposés, il convient d'observer que la prédication sur les ('lapes de la vie morale ne s'est pas ajoutée comme un ornement accessoire an sntra dont elle fait partie dans [Eholtara chinois. Elle en est an contraire le noyau, l'élément central auquel les autres parties se sont ensuite Bgrég On peut s'en convaincre en comparant la disposition des sutra dans YAiifruUm-a pâli et \EI;utttira chinois.

Dans ['Aiifnittfirn-iML-fh/a . ï ' Auhmulnkkn . le Vnnmi et le BhûmicàlorSulta font naturellement partie de la séria des Huitaines, mais le premier est très éloigné des deux autre-. VAfthmtaklta est le .'io' de YAtthaka-Nipâla; le Parisa el le HltiiiHicaht sont respectivement les 60/ et 70'. La proximité de ces deux derniers lutta l'explique aisément : tout deux ont été tirés en même temps du Mahàparinibbàna pâli où ils sont égalenient voisins.

Dans Y EknlUtra chinois, les sutra correspondant au liliîinncâla et au Parisa-Sulta sont respectivement le> .V et - de la /42e section. Entre eux s'intercale un sulra qui répond dans l'ensemble à XAulianiuLha-Sutta. Cette disposition semblerait étranga et, pour mieux dire, inexplicable, si nous n'en avions déjà rencontré ailleurs une ébauche. Dans le Pnn'nirrâna-Sûlra des Mulasarvastivadin. le liuddha énumère à Vaiçàll les huit causes des tremblements de terre, puis il prononce à Bhandagrama le discours sur les étapes de la vie morale el à Blioganagara le discours sur les assemblées. Les compilateurs de YEkoiiani chinois ont reproduit ces trois sermons dan même ordre. J'en conclus qu'ils les ont tirés d'un ouvrage <jui avait conservé- le plan du Parinirvâ^a-Sutra des Mulasarvastivadin. Dans YEkoUara chinois, le sutra sur les «huit pensées du

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