SCÈNE XIV
PROSPER, puis GLOSNY.
PROSPER, au soldat, tout en vérifiant la solidité 4aa verrous.
Crie, mon brave, vocifère, tempête, il y a trop de
foin, dans ta cachette, pour que tes appels puissent être entendus, là où sont les autres I (il court à l'ar-
aïoire de droite, et ouvre à Glosny.) Mon Capitaine, il nOUft
laut fuir...
Il attache ostensiblement la clé de la soupente dans 1 ar« moire, où pend un trousseau d'autres clés.
CLOSNY, sortant péniblement de l'armoir*
Vous m'aiderez à marcher...
PROSPER, refermant l'armoire, puis entraînant Closny vers la fenôtre.
J'ai traîné sous cette fenêtre une légère voiture à bras, de celles qui passent même dans les sentiers des vignes. Montez-y vite, mon capitaine, je vous mènerai où vous devez aller.
CLOSNY, contemplant Prosper, avec une admiration ému*.
Brave cœur !
PROSPii^R, entraînant de nouveau le blessé vers la fenêtre..
Hâtons-nous, mon capitaine. Ces coquins-là vont revenir 1
GLOSNY, s'arrôtant> stupéfait, près de la soupente oft le sol* dat prisonnier, après quelques instants de silence, recom«^ mence à frapper, et à orier de plus belle. Qui donc est là ?
PROSPER, sans s'arrêter et tout en aidant le blessé à marcher.
La sentinelle chargée de la garde de cette pièce par surprise, j'ai réussi à l'enfermer, pour être U bre
CLOSNY, marchant, au bras de Prosper.
Tu es un brave... (Appuyant sur ces derniers mots.) et
un habile
PROSPBR, parvenu contre la fenêtre, aido, avec mille toins, Glogny à s'y asseoir, les jambes pendant à l'extérieur.
Attention, mon capitaine ! (ii saute, lui-môme par la fenêtre, et continue.) Ne sautez pas... laissez-vous glisser... doucement.. Là, je vous tiens: allez!
VOIX DE GLOSNY, disparaissant, à son tour.
Merci I