‹ Le parjure; drame en un acteChapitre 5 sur 21 · SCÈNE IV BLIZOT, PROSPER · texte numérisé non relu

SCÈNE IV BLIZOT, PROSPER

BLIZOT, entrant, sana ae praiaer, grava, digne, et jetaat an coup d'œil rera la table, où se Toient eaeore les cartes et le Tin.

Qui est venu, en mon absence ?

PROSPER, aree embarraa.

C'est moi, qui ai été chercher...

BLI20T, interrompant, arec colftre.

Oderic encore, n'est-ce pas?... (sur un ton de rei>r«* ehe.) Je te l'ai pourtant dit déjà, (scandant les mots. ) J«

ne veux plus de lui ici I

PROSPER, baissant la tète, un peu confus.

Ce n'est p;is que j'apprécie beaucoup la société d'Oderic. Mais il est si triste de rester ici, seul et

désœuvré, (Avec un geste de dépit, indiquant les plaines oft

1 en se bat.) tandis que, là -bas...

BLIZOT, avec une bonté compatissante, frappant aiir l'épaula de son neveu.

Console-toi... J'établis une ambulance, à la Mt lotte : tu en seras le chef.

PROSPER, gravement, en serrant les maina de son oneU. Merci !

bLIZOT, faisant quelques pas dans la pièce, puis ae d^bar* rasiant de son chapeau de son bâton, qu'il pose anr vi meuble.

Ht... rien de nouveau, depuis mon départ?

PROSPER, détournant la tête, et avec hésitation.

Non... rien...

Il va à la porte du fond) et en pousae de aouToau lea ve^-

roua.

BLIZOT, inqniat.

Tu dis cela, d'un air...

Il a'aaaied.

PROSPER, reprenant on peu d'aaauranca.

C'est-à-dire... Je... je me suis disputé avec Oderio.

BLIZOT, intrigua.

Ah! ah!... et alors?...

PROSPER, poursuirant.

Nous nous sommes même fâchés..

BLIZOT, ayec élan.

Tant mieux!

PROSPER, regardant à plusieurs reprises, avee inquiétud*» vers la cachette.

Je lui ai dit de quitter la maison, et de ne plus y revenir.

BLIZOT, avec un joyeux entrain.

A la bonne heure!... Si tu avais saivi mon conseil, il y a longtemps que tu aurais tenu ce langage..,

(il se lève, et tendant la main à Proaper.) Bonsoir, mon

neveu.

PROSPER, serrant la main de son oaela.

Bonsoir, mon oncle. (Avec soiiioitude. ) Vous deven être fatigué?

BLIZOT, ae dirigeant vara l'eacallar, troiaièm* plan, à gauche.

Eh!... oui... Les jambes s'alourdissent,... oo n'ett plas jeune...

PROSPER, sur un ton de doux reproche.

Ce sont vos courses, dans la campagne... Vot» fous surmenez !...

BLIZOT, s'arrôtant, en haut de l'escaiier.

Est-ce que l'on peut ménager ses forces, lorsque tout va si mail... Quand la patrie est harcelée, envahie...

PROSPBR, «'asseyant tristement, près de la tabl«, «t laissant tomber sa tète dans ses mains.

Hélas!

BLIZOT, toujours au faite de l'escalier, contemplant un iastanl son neveu, et avec compassion.

Pauvre petit!

Il pousse la porte de sa chambre, située au haut de l'eaoalier, et il y entre, hochant la tdte avec tristes**.

Page 1