‹ Le Parlement de Bordeaux et la Chambre de Justice de Guyenne en 1582Chapitre 18 sur 112 · I. — Appel comme d'abls · texte numérisé non relu

I. — Appel comme d'abls

Un des plus grands procès soumis à la Chambre (il n occupe pas moins de 15 feuillets de son Registre d'audience), est celui qui s'engagea devant elle, le 21 février, entre: d'une part, Jeanne de Legret, damoiselle, veuve de Jean de Grignos, sieur de Laporte, agissant comme mère et administratrice de ses enfants mineurs, et François de Grignos, écuyer, appelants comme d'abus d'une sentence du vicaire général de l'évêque de Bazas ; — et d'autre part, Antoine de Grignos, sieur dudit lieu, intimé. Il s'agissait de la validité du second mariage prétendu contracté sur parole de présent, en 1557, entre Jean de Grignos, auteur commun des parties, et Jeanne de Legret. Ce mariage, attaqué par Antoine de Grignos, fils du premier lit, avait été annulé par sentence de roffîcialité de Bazas, en 1554. Sur fappel porté d'abord en Chambre de FÉdit, puis dévolu à la Chambre de Justice, de vifs et longs débats s'engagèrent devant elle, à la suite desquels Loysel donna des conclusions qu'il faut lire. Il y a abus, dit-il notamment, de la part du juge d'église, qui, compétent pour statuer sur le mariage, va jusqu'à connaître de l'état des enfants On ignore ce qui fut décidé.

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