VII. — Question extraordinaire
Nous voudrions n'avoir pas rencontré d'arrêts de la Chambre ordonnant cette mesure cruelle, si peu digne de ses hautes lumières et du caractère élevé de ses membres; mais on ne s'affranchit pas, hélas! si aisément des usages de son temps, quand surtout ces usages sont érigés en moyens légaux d'instruction. Aussi bien, nous ne sommes qu'au XVP siècle, et la torture a encore pour deux siècles d'une existence à jamais odieuse.
On a déjà vu suprà, p. 182, de Thou parler des gens mis sur la roue par ordre de la Chambre. Précédenmient, elle avait rejeté l'appel qu'une malheureuse femme, Catherine Dusault, avait interjeté devant elle contre une sentence du juge de Pons, qui avait ordonné qu'elle serait mise à la question extraordinaire, (c et en icelle ouïe et interrogée » sur le fait incriminé (^).
Henri de Bourbon lui-même ne lui écrivit-il pas, le 19 juin, pour demander qu'un prisonnier qui rétractait des aveux faits devant lui, ne fût pas (c exempté d'être mis à la » question, considéré les lieux et les personnes devant les- )) quelles il a confessé sa faulte (^)?.... »