PITAL
Gaudart.
Soit onze conseillers au lieu des treize, y compris le maître des requêtes, Jean Séguier, qui formaient la
(') La découverte récente des feuillets de cette audience révèle la tenue de deux audiences au moins après la séance solennelle de clôture du 22 août 1582. On y trouve, en effet, le dernier arrêt d'une audience postérieure, arrêt attribuant aux Frères Prêcheurs, qui avaient donné asile à la Chambre, et pour les indemniser de ce séjour, les verrières, les sièges, les bancs et « autres réparations utiles et nécessaires » qui provenaient du service de la Cour. — Dans l'audience du l*^ septembre, on remarque : une ordonnance enjoignant à Jean et Thomas de Pontac père et fils, « auxquels appartient l'émolument du greffe de la Cour, » d'élire domicile à Agen et partout où la Chambre fera séance; — un ordonnancement de 8 écus sol au profit de Martin Huguet, maître vitrier de Bordeaux, qui avait plusieurs fois « abattu et remis » les vitres de la salle d'audience; — la réception d'un nouvel huissier de la Cour, Joseph Grangereau, avec le texte des lettres-patentes de nomination du 17 août 1582; puis cinq arrêts : un notamment contre Pierre de La Berirandie, condamné à mort pour meurtre; deux autres où figurent comme parties les conseillers au Parlement Joseph Andraut et Pierre de Saint-Genés ; — enfin, à une dernière audience de relevée, une sorte d'instruction au sujet d'une requête portant la fausse signature du procureur La Roche. — Le dernier acte est la transcription d'un arrêt du Conseil d'État, qui avait statué sur un différend entre les Pontac et Charles Poussemothe, au sujet des émoluments du greffe de la Chambre.
(') Il signait : Hurauli de Lospital.
Chambre à Bordeaux. Les conseillers Angeiioust, Montholon et de Thou avaient été remplacés par les conseillers Le Bossu et Gaudart.
Pour la session de Périgueux, je renvoie à la suite de ce travail.
Enfin, pour la session de Saintes, le Registre des dépôts donne les noms des mêmes conseillers que dans les deux sessions précédentes, sauf cependant celui du conseiller Dudrac, qui ne figure pas parmi les rapporteurs.
A l'aide de ces documents, je vais essayer une nouvelle étude de la Chambre de justice de Guyenne pendant sa session de Périgueux. J'y puiserai encore tous les renseignements qu'ils fournissent sur les sessions d'Agen et de Saintes. Il est, en effet, à craindre qu'on ne puisse en savoir davantage sur ces sessions qui, en l'état des recherches accomplies jusqu'ici, ne sauraient faire l'objet d'études spéciales. Au moment où s'imprime le présent travail, le classement qui se poursuit aux Archives départementales n'a encore amené aucune nouvelle découverte dont on puisse tirer profit pour faire mieux connaître l'œuvre accomplie par la Chambre de justice, dans les villes d'Agen et de Saintes, pendant une partie importante des années 1583 et 1584. Il y a malheureusement là une irrémédiable lacune, comme il ne s'en trouve que trop sur plusieurs points de notre histoire locale.