Journal d'un bourgeois de Paris, n° 300, p
du sel‘ ». De son côté, le procureur général surveillait les marchands de sel autant que les boulangers .
Les commerces des bouchers et des tripiers furent aussi réglementés par le Parlement. Un arrêt rendu sous le même règne rappela aux bouchers de Sainte-Geneviève qu'à l'exemple de ceux de Saint-Marcel, ils devaient empècher leurs animaux d’errer, bien les tuer, ne pas laisser couler ou sortir de chez eux le sang et les ordures ; seule l'eau des lavages pouvait s’écouler « par une platene de fer persée à treus menus du gros du petit doy d'un homme » placée dans « l’escorcherie » de chaque boucher. Enfin, défense aux bouchers et aux tripiers de vider leurs bêtes dans la Bièvre, sous peine de vingt sous d'amende à chaque contravention *. Le 3 octobre 1418, le Parlement publia et enregistra les lettres du roi rétablissant la grande boucherie et autorisant sa reconstruction sur son ancien emplacement*..
À cette époque la guerre étrangère et la guerre civile rendaient de plus en plus difficile l’approvisionnement de Paris. Le Parlement essayait d’y apporter remède ; il réglait la distribution et le prix de toutes les denrées qui se vendaient au poids de l'or. Les conseillers Hugues le Coq et Jacquesle Fer, avec le maître des comptes Gilles de Clamecy, furent adjoints dans ce but au prévôt des marchands et aux échevinst.
Il fallait aussi s'occuper du chauffage pendant l'hiver,