XVIII INTRODUCTION
Cela lui permet de leur interdire d'accepter des pensions d’autres personnes, à moins d’une dispense spéciale. Les présidents touchaient alors chacun quatre cents livres parisis. La somme totale affectée aux gages du Parlement tout entier s'élevait à 5,187 livres 16 sous parisis ‘. A partir du règne de Philippe le Long, le trésorier royal payait ces gages tous les mois, et les membres du Parlement, du moins les clercs et les chevaliers, recevaient en plus deux manteaux par an.
Avec Philippe VE, le traitement augmente pour les présidents : le premier et le second sont inscrits chacun pour cinq cents livres; le troisième, de création récente, pour deux cent quarante. Les conseillers laïques avaient, comme sous Philippe le Bel, chaque jour d'audience, dix sous parisis ; les clercs moins bien partagés, n’en recevaient que cinq; ceux auquels le roi donnait des manteaux eurent désormais à la place dix livres tournois. Pour payer tous ces gages, il fallait, en 1343, un peu plus de dix-neuf mille livres parisis *. On se rappelle que cette année, le nombre des membres de la cour était considérable, exagéré même; quand il eut été ramené à des proportions suffisantes, le total ne s'éleva qu'à onze mille livres parisis.
À la fin du xive siècle, le premier président recevait chaque année mille livres parisis; les autres présidents, cinq cents; les conseillers n'avaient pas encore de gages annuels : ils touchaient cinq sous parisis par audience, au dire de Bouteiller, et en 1407, le double, d’après Nicolas de Baye.
L'argent nécessaire était prélevé sur le produit des
. H. Moranvillé, loc. cit., p. 391 à 393.
. Id., ibid.
3. Arch. nation, sect. judic., XI 4787, f. 533, 30 avril. Bouteiller avait probablement en vue les clercs et de Baye les laïques,
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