Arch. nat. X1a 4785, f. 102; 17 mars
QUESTIONS BÉNÉFICIALES 173
Pendant le grand schisme, ces procès redoublèrent, chaque candidat présentant des lettres de papes différents; en 4405 (24 avril), l'Université adressa une requête au Parlement‘ le priant de ne « pas souffrir que des bénéfices qui ont esté donnéz au temps de la substraction qui fut faite à nostre Saint-Père, par le conseil de l'Église et court de France, les procès touchans icelle substraction ne soient demenéz à court de Romme ».
Du reste, le Parlement mettait un grand soin à juger ces causes sans trop faire attendre les plaideurs ; à la fin des sessions, au nombre de celles réservées pour les vacations, il inscrivait « les causes béneficiaux ? ». Quant aux questions spirituelles, par exemple, celle de savoir si tel bénéfice a charge d'âmes ou non, il les laissait au juge d'Église. Néanmoins le possessoire lui appartenait* ; on le voit obliger l'archevèque de Rouen à recevoir Guillaume Malet, prêtre, présenté par Louis d'Harcourt, et à renvoyer le prêtre Étienne Hardi qu’il y avait installé au préjudice de Malet. Les revenus perçus par Hardi devraient être rendus à Malet; si l'archevêque n'exécutait pas l'arrêt, on l’y contraindrait par la saisie de son temporel‘. En 1421, Guillaume de Gy, conseiller, invita la cour à se prononcer sur sa requête « contre Guillaume de Villiers et aucuns autres chanoines de l’Église de Paris, qui mettoient empeschement ou contredit au dit de Gy, comme il disoit, à soy seoir en l’Église et au chapitre de Paris en certains lieux où