‹ Le Parlement de Paris de Philippe leBel à Charles VII (1314-1422)Chapitre 127 sur 336 · CONFLITS SOUS LE REGNE DE PHILIPPE LE BEL · texte numérisé non relu

CONFLITS SOUS LE REGNE DE PHILIPPE LE BEL

naslères, chapelles et cimetières, excepté les vols, meurtres, blessures dont les auteurs pouvaient être poursuivis par le juge séculier dans ces asiles ; les crimes de sacrilège, et les crimes contre la foi : hérésie, sorcellerie, magie, la simonie \

Cette puissance n'allait pas durer, les officiers royaux ne se contentaient plus de légères escarmouches, déjà ils essayent d'emporter la place ou du moins plusieurs des positions les plus fortes. Leur audace avait soulevé les protestations des évêques de la province de Narbonne (1272 et 1279) et de la province de Bordeaux (2 déc. 1281)*. Les conciles du temps et la correspondance des papes résument les griefs. L'intervention du roi se faisait partout sentir; on ne pouvait choisir un nouvel évêque ou un nouvel abbé sans son autorisation ; les questions de régales amenaient de nombreux procès au Parlement, et la plupart des sièges pendant leur vacance étaient administrés par les gens du prince, qui profitaient de la situation pour l'application de leurs principes.

§ III. — Avec Philippe le Bel, la lutte allait se poursuivre plus vive et plus fructueuse pour le pouvoir séculier. Sous ce prince, en apparence respectueux des immunités du clergé, les privilèges du for furent maintes fois confirmés. « Jamais les libertés de l'Eglise ne furent plus souvent ni plus solennellement reconnues, jamais elles ne furent plus activement combattues 3. » On a conservé de nombreux mandements

1. P. Fournier, op. cit., Ile partie, chap. i. — Cf. L. Tanon, op. cit., pp. 102 à 105. — Pardessus, op. cit., pp. 379 à 384.

2. C. V. Langlois, Le régne de Philippe III, 1. III, ch. m, p. 227. — Revue des Sociétés savantes, 4" série, t. IV, 1866, p. 442 ; compte rendu de Boutaric et p. 451.

3. P. Fournier, art. cité, p. 449. — « Jusqu'au temps de Philippe le Bel, ces contestations presque incessantes ne changèrent rien aux anciens

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