là. y ibid. — et Juvénal des Ursins, an
6. Innocent VII, né à Sulmona en 1336, élait évéque de Bologne en
Avec lui, les négociations échouèrent comme elles auraient échoué avec son prédécesseur. Lui seul, en effet, était le pape légitime et il ne pouvait traiter l'antipape comme un égal. Benoît XIII manifesta un grand dépit, et en profita pour renoncer à toute concession1. A peine élu, Innocent VII avait averti l'Université de Paris2. Celle-ci envoya une députation au Parlement prier ce grand corps de soutenir avec elle la cause de l'union de l'Eglise, lorsqu'il serait appelé au Grand Conseil. Un frère augustin fit un long1 discours sur le texte « Docete omnes »3, rappelant que « l'antipape de Rome » penchait vers la conciliation et demandant au Parlement d'empêcher que les procès relatifs aux bénéfices accordés pendant le temps de la soustraction d'obédience, soient jugés en cour de Rome.
Les résistances de Benoit XIII portèrent les esprits à songer de nouveau, comme moyen de contrainte, à la soustraction. Dès le 15 mai 1405, le Parlement défendit au conseiller Geoffroi de Pompadour de s'opposer expressément ou tacitement à cette mesure, sous peine de perdre sa place de conseiller4.
L'année suivante (29 avril 1406), le cardinal de Chalant essaya de ramener l'opinion à Benoît dans une grande assemblée. L'Université, par la bouche de Jean Petit, répondit dans le sens opposé3. La discussion devint plus
1386 et archevêque de Ravenne le 5 déc. 1387. Il devint cardinal en 1389, et fut élu pape le 17 octobre 1404. Il mourut à Rome le 6 nov. 1400. (U. Chevalier, op. cit.)