Juvcnal des Ursins, an
4. Arch. nat. X<a 4788 f. 479. — X*<» 1479, f. 110. Journal de N. de Baye, t. I, pp. 318 à 320.
tournois aux habitants pour les dédommager. (Lundi 1er août 1412. )1. Les poursuites avaient été commencées en 1389 et avaient duré vingt-trois ans! Leduc, depuis l'ajournement de 1410, avait fait quatre fois défaut ; il est vrai que le duc de Bourgogne, le protégeait. En 1412, il le reçut même à Paris. Le Parlement en profita pour ordonner aux gens du roi d'aller supplier Charles VI de les aider et de faire livrer le duc rebelle. Ils arrivèrent à l'instant où le duc de Bourgogne présentait son protégé au roi. Jean Jouvenel, premier avocat du roi, exposa courageusement la requête du Parlement, mais le roi touché par les supplications du coupable, et probablement influencé par le duc de Bourgogne pardonna et délivra des lettres de rémission 2. Ces faiblesses du pouvoir et le désordre qui en était la conséquence rendaient de plus en plus fréquentes les rébellions contre les agents royaux ; Charles VI les encouragea même en se laissant arracher l'ordre d'empêcher le Parlement de connaître ces affaires. Justement ému, celui-ci lui envoya une députation le supplier do revenir sur cé^e décision fatale 3 ; mais ses instances et son zèle ne pouvaient remporter sur l'influence du duc de Bourgog&S.H £ji
L'espionnage et la trahison rentraient encore dans la série des crimes de lèse-majesté *. x£^^-^0>
1. Arch. nat., Xi« 4780, f. 314 v°. — D. Godefroy, Annotations à l'histoire de Charles Vf, par J. Juvénal des Ursins, p. 605 et suiv. et p. 660. Paris, in-f. 1653. — Journal de N. de Baye, t. II, p. 75, 80.
2. Juvénal des Ursins, an. 1412. La terre de Neufchâtoau, terre d'empire, avait une grande importance : dans ses dépende) nces trois cents « villes ou villages à clocher » relevaient de Charles VI.