Arch. nat. X** 1470, f. (88, mercredi 20 janvier
4. Juvénal des Ursins, an. 1404. Autres procès en cas de lèse-majesté : Xia 1469, f. 494, janvier 1372. — Xu 10, f. 192 v° 193, mars 1345 ; — jugés en lits de justice : Xla 1471, f. 134 v° à 136 v°, déc. 1378, contre le duc de Bretagne. — X*a 1473, f. 294 v°, mars 1387, contre Charles II de Navarre, cl'. Aubert, op. cit., pp. 197 à 199. —
Bouteiller qui écrivait presque en même temps que Jacques d'Ableiges consacre aussi un titre à l'énumération des droits et des cas royaux'. Pour lui la liste s'allonge encore : ainsi il tranche en faveur du roi le grand conflit élevé entre les juges royaux et les juges d'église au sujet de la connaissance des testaments, du douaire et des veuves; il les donne au roi, mais par prévention. Gomme vrais cas royaux il reconnaît, outre ceux cités par d'Ableiges, le jugement des gens bannis s par ses officiers, partout où ils sont trouvés, des faussaires du sceau royal3, des procès relatifs aux pêcheries dans toutes les rivières navigables, parce qu'elles sont réputées rivières royales, aux bois et forêts royaux, des cas d'usure, et des cas de régales. Il énumère aussi tous ceux qui sont sous la sauvegarde du roi :tous sesofficiers, lesmonnayers, euxetleurs familles, les églises cathédrales, et celles de fondation royale, et tous ceux qui en dépendent. Il faut y joindre les orphelins, les pauvres, les marchands publics et tous ceux qui dépendent de l'Université v.
A vrai dire les juges royaux n'appliquaient pas toujours rigoureusement le principe ; c'est ainsi que les pauvres
Cf. le procès de Du Tertre, conseiller de Charles le Mauvais dans Secousse, Hi*t. de Charles le Mauvais, t. I, part. II, pp. 171 à 191. Preuves, t. II, p. 373 etsuiv.
1. Somme rurale, livre II, titre I. pp. 646 à 658, et les notes de Charondas Le Caron. — Paris, S. Cramoisy, 1621, in-4.
2. Ce cas était depuis longtemps cas royal : Arch. nat. Xla 10 f. 17 v° Cum ad nos seu nostros justiciarios « cognitio bannitorum dumtaxat spectet •« (19 février 1314).