Ibid., p. 259 et
5. Ibid., p. 264. Ce traité contient l'énumération des villes qui devront, ainsi que leurs habitants, garantir la dette du roi. Les Parisiens refusèrent d'accorder cette garantie, mais elle fut donnée par le prévôt et par les échevins au nom de la ville de Paris.
çois Ier, les plénipotentiaires de l'Empereur commencèrent aussi par demander que ce traité fût accepté par les États généraux et par le Parlement. Puis ils se contentèrent d'exiger l'enregistrement et l'approbation du Parlement. Ne venait-on pas en effet de procéder ainsi avec l'Angleterre ? Il semble aussi résulter de plusieurs autres traités qu'on considérait alors cette intervention du Parlement comme une règle du droit public1. Les clauses de ce traité étaient si dures qu'on supposait bien que le roi essaierait de s'y soustraire. Aussi était-il prudent de multiplier les garanties et on sait que le roi dut même donner ses deux fils en otage.
A peine de retour en France, le roi François Ier se heurta à des difficultés avec le Parlement. Le chancelier Duprat lui dénonça le procureur général Roger et les conseillers Hennequin et Disques, comme hostiles à sa personne. Le roi les manda auprès de lui et les suspendit de leurs fonctions, grave atteinte à leur indépendance et à leur inamovibilité. Puis le roi vint tenir un lit de justice au Parlement. Le président Guillard lui exposa la conduite du Parlement pendant sa captivité, protesta contre les évocations au Grand Conseil et termina par ces paroles remarquables sur l'autorité royale : « Nous ne voulons, Sire, révoquer en doute ou disputer de votre puissance; ce serait espèce de sacrilège; et savons bien que vous êtes parmi les lois, et que les lois et ordonnances ne vous peuvent contraindre et n'y être contraint, par puissance coactive; mais entendons dire que vous ne devez ou ne pouvez vouloir tout ce que vous pouvez ; ainsi ce qui est en raison bon et équitable qui n'est autre que justice4 >. La séance ayant été close, le prévôt de Paris manda au greffier de la cour de réunir le même jour les présidents
1. Voir Montlosier, De la monarchie de la France, t. I, p. 254.